Transport public - Metro Express : 17 nouveaux inspecteurs pour traquer les fraudeurs

Par Jean-Marie St Cyr
Publié le: 3 mars 2026 à 14:30
Image
17.1.26 Metro Express
MEL recrute 17 Ticket Inspectors supplémentaires pour renforcer la lutte contre la fraude, dont le coût est estimé entre Rs 1 million et Rs 2 millions par an.

Face à la persistance de la fraude, Metro Express Ltd s’apprête à recruter 17 Ticket Inspectors supplémentaires. Une amende de Rs 5 000 et des poursuites légales attendent les contrevenants.

Malgré les avertissements diffusés en boucle tout au long du trajet, ils sont encore nombreux à se faufiler dans les rames du Metro Express sans s’acquitter des frais de voyage. Alors que les passagers réguliers « Tap In » leur MECard ou achètent leur billet aux distributeurs automatiques présents dans toutes les stations, certains contournent le système, s’exposant ainsi à une amende pouvant atteindre Rs 5 000.

Pour traquer plus efficacement ces fraudeurs, Metro Express Ltd (MEL) projette de recruter 17 Ticket Inspectors supplémentaires, qui viendront renforcer l’équipe des 47 déjà en poste. « Ils seront déployés entre mars et avril, renforçant ainsi notre présence sur le terrain », souligne le service de communication de MEL, précisant que ce recrutement s’inscrit également dans le cadre de la croissance du réseau.

Lorsqu’une infraction est constatée, la majorité des contrevenants régularisent leur situation immédiatement via les bornes en station. « En cas d’infraction grave ou de non-paiement, le contrevenant dispose d’un mois pour régler l’amende », fait ressortir MEL. Passé ce délai, le dossier est transmis à la police pour des poursuites légales. L’impact financier de la fraude est estimé entre Rs 1 million et Rs 2 millions par an en matière de recouvrement d’amendes.

Sur le plan tarifaire, MEL rappelle que diverses options sont proposées aux voyageurs. « L’accessibilité est au cœur de notre stratégie. Nous proposons la MECard Adult rechargeable en station, mais aussi des cartes Senior, Priority, Student et Child », indique le département de communication. L’utilisation de la MECard offre, par ailleurs, un rabais de 5 % à 8 % par rapport au ticket à voyage unique. La validation sur les terminaux est obligatoire à l’embarquement et à l’arrivée, conformément au Light Rail Act 2019.

MEL reconnaît cependant les désagréments causés par l’usure de certains guichets automatiques, notamment face aux nouveaux billets de banque. Une équipe dédiée travaille sur un plan de digitalisation progressive pour y remédier. « Ce projet inclut le remplacement des machines et le développement de partenariats de paiement digitaux pour offrir une expérience fluide, mobile et moderne aux Mauriciens », précise le département de communication.

Ces défis n’entament pas pour autant la fréquentation du réseau. MEL note que l’affluence varie selon les conditions météorologiques, les fins de mois liées au cycle des salaires, les congés scolaires ou encore la saisonnalité. Le métro devient, par ailleurs, le mode de transport privilégié lors d’événements majeurs tels que le Black Friday ou les festivals culinaires. « Malgré ces variations, Metro Express accueille en moyenne entre 33 000 et 34 000 passagers par jour, franchissant avec régularité la barre symbolique du million de passagers par mois », affirme le département de communication de MEL.

Efficience et cap sur 100 % d’énergies renouvelables

MEL place l’efficacité énergétique au cœur de sa stratégie et explore des solutions pour compenser l’ensemble de sa consommation par une production issue d’énergies 100 % renouvelables. Actuellement, le métro s’alimente via le réseau du Central Electricity Board (CEB), sans que les coupures programmées affectent le service. « Durant les phases de décélération, le métro génère sa propre électricité grâce au freinage régénératif », souligne le département de communication. 

Le surplus d’énergie ainsi produit est réinjecté directement sur le réseau, assurant une gestion plus responsable de la consommation électrique. « Nous sommes à la recherche de partenaires stratégiques pour concrétiser cette vision ambitieuse », ajoute la compagnie. La fiabilité du réseau reste une priorité affichée de MEL. Depuis la mise en service du Metro Express fin 2019, seulement une dizaine de pannes majeures — entendues comme des incidents impactant significativement la durée de service — ont été enregistrées. « La plupart des interruptions proviennent de facteurs externes : non-respect de la signalisation par des véhicules tiers aux jonctions ou actes de vandalisme nocturnes », précise le département de communication.

Pour limiter l’impact de ces incidents, les Train Captains sont formés au dépannage de premier niveau, en liaison directe avec le centre de contrôle pour un « débugage » à distance. En parallèle, les équipes de maintenance travaillent chaque nuit afin de garantir la conformité du réseau avant le premier départ.

Sur le plan de l’entretien des rames, MEL a fait évoluer son organisation : alors que la maintenance était auparavant assurée par les techniciens de Larsen & Toubro, la compagnie combine désormais expertise internationale et montée en compétence locale. « L’entretien des rames est assuré par le constructeur espagnol CAF, avec une équipe locale de MEL travaillant en binôme pour assurer un transfert de connaissances continu. La maintenance des voies et du réseau électrique est, quant à elle, gérée à 100 % par nos techniciens internes », affirme le département de communication.

En plaçant l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables au centre de sa stratégie, tout en garantissant la fiabilité du réseau, MEL affirme sa volonté de faire du Metro Express un modèle de mobilité propre, durable et responsable à Maurice.

Quelle est votre réaction ?
0
Publicité
À LA UNE
defi quotidien