Transport maritime : une hausse des coûts de fret pas à écarter
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Le Défi Quotidien
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«Le fret ne va pas augmenter immédiatement. D’ailleurs, notre approvisionnement ne sort pas de la région. Par contre, les compagnies maritimes doivent réorganiser leurs routes à travers des détours plus longs. Ce qui entraînera des coûts supplémentaires. Il faudra compter environ deux semaines à un mois, soit quand les nouvelles commandes tomberont, avant de connaître l’impact de cette mesure sur les prix », souligne Afzal Delbar, secrétaire général de la Freeport Operators Association.
Pour sa part, Kevin Carpenen, président de l’Association Professionnelle des Transitaires (APT), se dit prudent et garde des réserves : il est encore prématuré de parler d’une flambée des prix. « La continuité du conflit aura certainement des répercussions sur le fret maritime et aérien. Pour le moment, il est trop tôt pour parler d’une augmentation des prix. Cela dit, avec la guerre dans cette région, comme on l’a vu dans le passé, il peut y avoir des répercussions, mais nous devons attendre de voir comment la situation évoluera », affirme Kevin Carpenen. Il explique que si le prix du baril de pétrole venait à grimper, cela impacterait directement le coût du fret et en conséquent l’assurance. « Toute hausse des coûts logistiques et d’assurance se répercutera inévitablement sur le consommateur. Même si en contrepartie, l’État pourrait tirer des bénéfices en termes de taxation », souligne-t-il.
En attendant, Kevin Carpenen suit la situation de très près. « Depuis vendredi soir, on constate une perturbation du flux aérien entre Dubaï et Maurice. Dubaï est un des principaux hubs de transbordement aérien dans la région. Pour ne pas créer de panique, attendons de voir comment les choses vont évoluer », souligne Kevin Carpenen, qui rappelle que, par le passé, certaines crises ont parfois servi de prétexte à des augmentations tarifaires. Kevin Carpenen tient également à préciser que ni l’Association Professionnelle des Transitaires ni les représentants locaux des lignes maritimes ne décident des hausses de prix du fret. « Ce sont les maisons-mères des lignes maritimes qui prennent ces décisions et les représentants locaux ne font qu’appliquer les directives », souligne-t-il.
Et de conclure : « Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, qu’on vient d’apprendre, l’approvisionnement en gaz et du pétrole, en provenance de cette région, sera affecté et va impacter ces consommateurs. »
*En provenance du port de Jebel Ali à Dubaï