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Transport en commun : une personne handicapée «humiliée» dans le bus

bus Les handicapés doivent bénéficier d’une meilleure attention dans les transports publics.

Une erreur sur la carte d’autobus serait à l’origine du problème et des humiliations subies par un handicapé. Le receveur pensait que le passager avait commis une fraude pour voyager gratuitement.

Solange a voulu rapporter le cas à notre rédaction pour que « toute personne dans la situation de mon fils ne vive pas les mêmes humiliations et pour que les autorités concernées puissent prendre les mesures qui s’imposent. » 

Selon les dires de la mère, son fils âgé de 22 ans a été amputé d’un pied depuis son plus jeune âge. Désormais, il se déplace à l’aide d’une béquille. « Le 24 février dernier, ajoute-t-elle, Kevin (prénom modifié) est sorti pour se rendre à Quatre-Bornes. Une fois dans le bus de la Corporation nationale de transport (CNT), le receveur a pris la peine de vérifier sa carte de transport. Toutefois, ce dernier l’a humilié en le menaçant : il lui  affirmait que la carte (NdlR :  de transport pour invalide) présentée n’était pas valable  », déplore Solange, très affectée par l’incident. « En effet, il y a une erreur sur la carte d’autobus que la Sécurité sociale a remise à mon fils. Le numéro de sa carte d’identité ne correspond pas à celui figurant sur la carte. D’ailleurs, j’ai pris la peine d’informer la Sécurité sociale de ce problème. » Le fils explique avoir pris la peine d’informer le receveur de cette erreur dont il n’est pas fautif, mais ce dernier n’a rien voulu entendre. « Il l’a embarqué pour le poste de police de Quatre-Bornes. Une carte de bus est valide en général pour 10 ans, celle dont je bénéficie indique l’année 2056. Le receveur accusait mon fils de fraude », déplore la maman.

Le calvaire du jeune homme était loin d’être terminé. Selon sa mère, une fois au poste de police, le policier a également malmené Kevin. « Heureusement que ma fille a présenté tous les papiers prouvant qu’il y avait effectivement une erreur, causée par la Sécurité sociale. Ils ont par la suite autorisé mon fils à rentrer à la maison », assure Solange.

Le cas a été référé à la National Transport Corporation. Sunil Gopal, chargé de communication auprès de la CNT, qualifie cet incident « d’acte inacceptable commis envers une personne en situation de handicap ». « Il faut accorder plus d’attention aux personnes en difficulté et qui sont vulnérables. Si le cas a été rapporté à la CNT, il y aura une enquête et nous prendrons les sanctions qu’il faut », assure Sunil Gopal. Ce dernier a aussi lancé un appel aux employés du transport public afin « qu’ils fassent preuve de compassion et de compréhension face aux personnes vulnérables, ainsi qu’aux jeunes afin qu’ils se montrent plus respectueux envers les ainés. »