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Trafic d'influence allégué : Bissonauth va retirer sa plainte contre Dip à l’ICAC

Le gendre du commissaire de police par intérim, Anil Kumar Dip, avait porté plainte contre lui dans le sillage de son divorce avec la fille de ce dernier. Il estime, cette fois, que sa vie privée est étalée sur la place publique. 

Madhoor Bissonauth, aussi dit Pritesh, a, de ce fait, l’intention de retirer sa plainte ci auprès de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Il avait accusé Anil Kumar Dip d’avoir obtenu des faveurs du Club Med d’Albion du temps où le haut gradé était Divisional Commander de la Western Division.

« Je me suis rendu à l’ICAC ce lundi, mais on m’a demandé de revenir plus tard, étant donné qu’une personne responsable du dossier est positive à la Covid-19 », nous a-t-il confié.
Toujours est-il que même si Pritesh Bissonauth retire sa plainte, l’ICAC ne stoppera pas pour autant son enquête. Elle devra établir si Anil Kumar Dip a bel et bien bénéficié des faveurs de l’établissement hôtelier, ce qu’il nie fermement. Le commissaire de police par intérim a d’ailleurs accueilli favorablement l’ouverture de cette enquête dans une déclaration à Radio Plus, après que son gendre a fuité la lettre qu’il a transmise l’ICAC.

Trafic de psychotropes

Le Dr Soobhug avait été interpellé avec des psychotropes et des photocopies de prescriptions censées servir de couverture pour la vente de ces produits à des toxicomanes. Par mois, il se faisait jusqu’à Rs 45 000. Le Dr Nitish Bissonauth, collègue du Dr Devish Soobhug, et son oncle, Lalldhun Bissonauth, qui est à la tête d’une chaîne de pharmacies, sont toujours en clinique depuis que l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) s’intéresse à eux. Ils seront inculpés lorsqu’ils se porteront mieux.

Pritesh Bissonauth affirme que sa décision de retirer sa plainte n’est aucunement liée à l’enquête ouverte par la Criminal Investigation Division (CID) du Nord sur l’implication présumée de son père, Lalldhun Bissonauth, dans un réseau de trafiquants de comprimés psychotropes. Cela, dans le sillage de l’arrestation du Dr Divish Soobhug à l’hôpital du Nord, la semaine dernière.  

 

« Li pou fer mo fami dan toupi »

Le bras de fer entre les Bissonauth et les Dip s’apparente à un feuilleton brésilien à la sauce locale. Lalldhun Bissonauth, 68 ans, avait fait une « precautionary measure » contre Anil Kumar Dip en mai dernier. Il l’accusait d’avoir menacé de le faire arrêter par l’ADSU parce que son fils avait mis à la porte la fille de ce dernier. Il avait allégué que le haut gradé lui avait dit que « li pou fer mo fami dan toupi ». Le sexagénaire avait indiqué qu’il sollicitera les services d’un homme de loi pour s’assurer qu’il ne soit pas « piégé ».

Quelques jours après, la CID du Nord avait perquisitionné le domicile des Bissonauth, suivant la plainte de la fille d’Anil Kumar Dip, les accusant du vol de ses bijoux, qu’elle estime à Rs 300 000, et d’un montant similaire en espèces. Elle avait déclaré avoir constaté leur disparition lorsque ses effets personnels lui ont été remis au domicile de son père. La perquisition n’avait alors rien donné. 

Anil Kumar Dip, de son côté, avait fait servir une mise en demeure aux Bissonauth pour leurs allégations visant à ternir sa réputation.

 

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