Trafic de stupéfiants : le procès de Muzaffar Ali Lallmamode renvoyé en l’absence de deux témoins
Par
Ledweena Ramasawmy-Mohun
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Ledweena Ramasawmy-Mohun
Le procès intenté contre Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode pour trafic de drogue n’a pu se poursuivre, le mardi 14 avril, devant la cour intermédiaire. Deux témoins clés étaient absents. La poursuite a signifié qu’elle ne peut questionner d’autres témoins sans avoir interrogé ces deux témoins qui sont des policiers à la retraite. L’affaire a été ajournée au 8 juin.
Lors de la séance, présidée par le magistrat Prithviraj Balluck, Me Yogeshwaree Mohundin, Principal State Counsel, a demandé un renvoi en l’absence de ces deux témoins. Elle a expliqué qu’elle doit commencer avec eux avant d’interroger les autres.
Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode, représenté par Me Neil Pillay, a objecté à ce renvoi en évoquant que cette affaire date de huit ans. L’avocat a indiqué que ce délai cause un préjudice à son client. La poursuite a fait ressortir que ce procès a déjà été renvoyé à maintes reprises en vue des motions présentées par la défense. De plus, Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode a aussi changé d’avocat. Elle a soutenu que c’est « in all fairness », afin que le prévenu bénéficie d’un procès équitable, qu’elle procédera avec ces deux témoins. Le magistrat a tranché en faveur de la poursuite et a accordé un renvoi.
Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode répond d’une accusation d’« organise the delivery of dangerous drugs » devant la cour intermédiaire. L’habitant de Beau-Bassin, âgé de 32 ans, est accusé d’avoir arrangé la livraison de 48,1 g de cocaïne. Le délit a été commis en février et en mars 2018. Il plaide non coupable.
D’autre part, ce directeur de compagnie répond aussi d’une accusation provisoire de blanchiment d’argent devant le tribunal de Rose Hill. Il a été arrêté par la Financial Crimes Commission dans le cadre de l’enquête portant sur l’acquisition d’une Ford Mustang évaluée à Rs 3 millions. Le délit a été commis le 2 juillet 2025 à Beau-Bassin.