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Trafic de passeports mauriciens : sept ressortissants congolais se livrent à la police

Trafic de passeports mauriciens Les sept Congolais disent être frères et sœurs.

Sept Congolais se sont livrés à la police dans la matinée du lundi 26 mars. Ils font partie du réseau de détenteurs de fausses cartes d’identité nationale leur ayant permis d’obtenir des passeports mauriciens. Leurs dossiers ont été transmis aux officiers du Passport and Immigration Office et au Central Criminal Investigation Department.

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Les sept Congolais, dont quatre femmes, ont préféré se rendre avant d’être traqués par la Tracking Team du Passport and Immigration Office (PIO). Ils résidaient dans les Plaines-Wilhems. Ils ont débarqué à Maurice, au début de l’année, munis de visas de touristes. Cinq d’entre eux avaient déjà enclenché des démarches en vue d’obtenir des passeports mauriciens. Un document qui, espéraient-ils, leur permettrait d’entrer en Europe pour commencer une nouvelle vie.

Mais leur plan a été déjoué après l’arrestation de leur contact, deux semaines de cela, par les hommes du sergent Roveendradev Joyeprakash. Ce dernier,  responsable de la section Production au PIO, avait repéré la fraude des Congolais.

C’est au poste de police de Trou-Fanfaron que les sept Congolais, qui se disent « frères et sœurs », se sont livrés, valises en main. Ils ont immédiatement été conduits dans les locaux du PIO où ils ont été interrogés. Les officiers de l’immigration ont aussi procédé à la vérification de leurs passeports congolais, leurs cartes d’identité biométriques falsifiées, ainsi que des faux extraits de naissance indiquant qu’ils sont nés de mères mauriciennes et de pères congolais.

Documents réalisés en deux mois

Les sept Congolais ont été arrêtés. Leurs dossiers, qui sont sous la supervision du PIO, ont été transmis au Central Criminal Investigation Department (CCID). Valeur du jour, 12 ressortissants congolais ont été appréhendés. Selon des recoupements, une dizaine sont éparpillés dans divers endroits du pays. Ces derniers, expliquent des sources proches du dossier, détiennent chacun la carte d’identité mauricienne et le passeport mauricien obtenus de manière frauduleuse.

Il aura fallu deux mois aux cerveaux du réseau des Congolais pour entamer les démarches en vue d’obtenir les faux extraits de mariage des pseudo-parents, d’actes de naissance des pseudo-enfants, mais surtout pour la falsification de la carte d’identité nationale biométrique. Tous les documents, qui paraissent authentiques et qui portent le sceau de l’État du Congo, ont été fabriqués à Maurice.

Des hauts gradés du PIO s’interrogent sur les astuces employées par le réseau de trafiquants congolais pour falsifier la carte d’identité nationale biométrique. Dans une déclaration au Défi Quotidien, l’assistant surintendant de police (ASP) Narendrakumar Boodhram, responsable du PIO, souligne que tout sera mis en œuvre pour traquer les Congolais qui se cachent. Il profite de l’occasion pour saluer la collaboration des officiers du PIO et ceux du CCID.  « Les opérations en vue de traquer les Congolais sont toujours en cours. Tout comme leurs sept autres compatriotes, ils peuvent eux aussi se rendre aux services de l’immigration. L’enquête sera bouclée au plus vite », a déclaré l’ASP Narendrakumar Boodhram.

Vérification des dossiers

Les officiers du département Production du PIO envisagent de frapper un bon coup. Les Congolais ayant utilisé le même mode opératoire pour obtenir des passeports mauriciens seront bientôt expulsés. Les pseudo-mamans seront également interrogées. Les passeports qui ont été livrés aux Congolais seront ensuite étudiés au cas par cas. Qu’ils soient en Europe ou ailleurs, ceux qui ont falsifié des documents en vue d’obtenir des passeports mauriciens seront traqués. Une vérification de tous les dossiers soumis au PIO sera ensuite enclenchée.

 

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