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Trafic de drogue : le propriétaire du Xindix Night Club reconduit en cellule policière

Sharris Sumputh Sharris Sumputh a comparu, le vendredi 2 février, devant le tribunal de Pamplemousses.

Sharris Sumputh n’est pas tiré d’affaire. Le propriétaire du Xindix Night Club a été maintenu en détention après sa comparution en cour de Pamplemousses. Il a été arrêté, le jeudi 1er février, en possession de cinq grammes de hachisch, une cinquantaine de psychotropes et Rs 150 000 en liquide.

« Hachisch sa, mo ti pou fer enn lizaz ar Jeeanesh. » C’est ce qu’a déclaré Sharris Sumputh, âgé de 39 ans. Le propriétaire du Xindix Night Club a été pris en flagrant délit dans un établissement hôtelier à Balaclava, le jeudi 1er février vers 14 heures. Les policiers de l’Emergency Response Service (ERS) Special Squad, sous la supervision du sergent Deojee, l’ont interpellé en compagnie de Jeeanesh Kumar Boyjoonauth, un Head Waiter, et de Chitresha Conhyea, une directrice. Ces derniers ont été autorisés à rentrer chez eux après interrogatoire jeudi soir.

Après une nuit passée en cellule, Sharris Sumputh, résidant à Morcellement de Chazal, Albion, a été traduit devant le tribunal de Pamplemousses, le vendredi 2 février. Une charge de drug dealing a été retenue contre lui. La police a objecté à sa remise en liberté et il a été reconduit en cellule policière jusqu’à sa nouvelle comparution en cour, le 9 février.

C’est sur la base de renseignements fiables que le sergent Deojee et son équipe se sont rendus dans cet hôtel, muni d’un mandat de perquisition. Une fois sur place, un responsable de l’établissement hôtelier a confirmé la présence de Sharris Sumputh. Les policiers sont tombés sur le propriétaire de la boîte de nuit et Jeeanesh Kumar Boyjoonauth, un Head Waiter âgé de 27 ans. Sharris Sumputh les a informés que sa femme dormait. La femme en question, Chritresha Conhyea, est une directrice âgée de 24 ans. Une fouille sur elle n’a rien donné. Toutefois, en procédant à un même exercice sur Jeeanesh Boyjoonauth, les constables Kullean et Armand ont découvert dans son short une certaine quantité de liquide soupçonnée d’être de la drogue. L’employé d’hôtel a, alors, été placé en état d’arrestation.

La fouille s’est poursuivie dans la chambre, où la police a découvert un sac contenant 49 comprimés de Tramadol de 50 mg et 12 pilules de Nervigen. Ces comprimés sont classés comme des psychotropes sous la Dangerous Drugs Act. Interrogé, Sharris Sumputh a précisé que c’était à lui : « Pou mwa sa, mo lordonans pa ek mwa. » Jeeanesh Boyjoonauth et Chritresha Conhyea ont affirmé qu’ils n’étaient pas au courant de la présence de ces comprimés.

Sharris Sumputh a demandé aux policiers de se rendre sur le balcon pour discuter, mais les policiers n’ont pas accédé à sa requête. L’exercice de perquisition s’est poursuivi. Le policier Kullean a ensuite découvert un sachet avec un produit de couleur marron. Le propriétaire de la discothèque lancera aux policiers : « Hachisch sa, mo ti pou fer enn lizaz ar Jeeanesh ». « Mo pa konn nanye ladan, mo ti pe dormi mwa », dira la jeune femme.

Les policiers ont ensuite retrouvé une somme de Rs 150 000 dans la chambre d’hôtel. Ils soupçonnent que cet argent provient de la vente de la drogue. « Mo kas sa », souligne Sharris Sumputh, avant que Jeeanesh Boyjoonauth et Chritresha Conhyea ne tentent de se dédouaner de toute cette affaire : « Mo pa konn nanyen ladan. Sharris so kas sa. »

Les trois suspects ont été conduits aux Casernes centrales pour interrogatoire. La brigade anti-drogue (Adsu) a été informée de cette opération. Les deux autres protagonistes ont été autorisés à rentrer chez eux, alors que le propriétaire du Xindix Night Club a été maintenu en détention.