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Trafic de drogue allégué  - Jina Brigida Prosper demande à la Cour suprême de lui accorder la liberté provisoire 

Une accusation provisoire de « drug dealing » est retenue contre Jina Brigida Prosper devant le tribunal de Bambous. Une accusation provisoire de « drug dealing » est retenue contre Jina Brigida Prosper devant le tribunal de Bambous.

Cela fait deux ans qu’elle est détenue à la prison centrale de Beau-Bassin depuis son arrestation, le 9 novembre 2017, par des membres de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) pour trafic de drogue allégué. Il s’agit de Jina Brigida Prosper. Elle demande à la Cour suprême de lui accorder la liberté provisoire. Cela, après avoir essuyé un refus de la Bail and Remand Court (BRC). 

La demande de Jina Brigida Prosper est dirigée contre le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) et la Bail and Remand Court (BRC) est citée comme codéfendeur. Sa demande a été appelée,  le 4 novembre 2019 et renvoyé au 18 novembre 2019 en Cour suprême. Cela fait suite après que Me Shazia Kawssar Jeetoo, State Attorney, ait résisté à sa demande 

Dans un affidavit rédigé par l’avouée Ammanah Saya Ragavoodoo, Jina Brigida Prosper fait état des raisons de sa demande. Elle avance que cela fait deux ans qu’elle est en détention policière à la prison centrale de Beau-Bassin et ce, après son arrestation, le 9 novembre 2017, par des membres de l’ADSU.
À la suite à son arrestation, Jina Brigida Prosper fait l’objet d’une accusation provisoire de « drug dealing with aggravating circumstances » devant le tribunal de Bambous. Cette femme de 38 ans est accusée d’avoir tenté de se procurer 7 kg d’héroïne, valant Rs 105 millions. Délit commis le 22 octobre 2017, dans un hôtel, à Le-Morne. 

Son arrestation fait suite à un exercice de « controlled delivery» mis sur pied par l’ADSU au cours duquel deux autres personnes ont été interpellées. Il s’agit de Jean Patrice Tomas Begué et Marie Linda Mannick. Ces derniers avaient tenté de prendre possession de cette drogue importée par deux Kazakhs, Ravil Khamikov, un chauffeur de  33 ans, et Olga Istyufeyeva, une femme de 31 ans, le 20 octobre 2017. La drogue était dissimulée dans leur valise. Les deux étrangers ont aussi été appréhendés dans cette affaire.

« Présomption d’innocence »

Jina Brigida Prosper, une habitante de Ste-Croix, souligne qu’elle s’est présentée à maintes reprises devant la BRC. Ainsi, le 27 mai 2019, sa demande de remise en liberté a été débattue. Toutefois, la police a objecté, soutient-elle, dans son affidavit. Selon Jina Brigida Prosper, la police a soulevé deux points, notamment, qu’il existe un risque qu’elle s’enfuit et récidive. 

Le 6 juin 2019, la BRC a rejeté sa demande de remise en liberté. C’est ainsi qu’elle a eu recours à la Cour suprême pour faire appel. 

Par ailleurs, dans son affidavit, Jina Brigida Prosper a admis avoir un antécédent pour délit de drogue. Toutefois, elle précise avoir réfuté les accusations dans ce présent cas. De plus, elle ajoute qu’elle n’a pas de passeport et qu’elle ne s’est jamais rendue à l’étranger.

Elle soutient qu’elle bénéficie d’une présomption d’innocence avant que son procès ne soit entendu. Sa détention, dit-elle, est arbitraire. Elle affirme que si la Cour suprême lui accorde la liberté provisoire, elle se pliera aux conditions attachées à sa remise en liberté. 
 

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