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Trafic de drogue allégué : demande de révision judiciaire contre la décision de la BRC

adsu Le détenu soutient que l’Adsu a trouvé un t-shirt similaire à celui que portait un trafiquant de drogue.

Il a été arrêté pour trafic de drogue. La motion de remise en liberté conditionnelle de Xavier François Surette, 26 ans, avait été rejetée par la Bail and Remand Court (BRC). Ce Quatrebornais a sollicité la Cour suprême pour une révision judiciaire de cette décision. Une audience dans cette affaire est prévue ce lundi 10 septembre.

Xavier François Surette avait été arrêté, le 17 mars 2017, par la brigade antidrogue après la saisie de 6,5 kg d’héroïne à Péreybère. Il répond d’une accusation provisoire d’« attempt to possess heroin for the purpose of distribution with an averment of trafficking » depuis le 18 mars 2017 devant le tribunal de Mapou.

En détention préventive depuis son arrestation, Xavier François Surette a formulé une motion pour sa remise en liberté conditionnelle, le 15 mars 2018, devant la Bail and Remand Court (BRC). La police a objecté à sa demande et le 29 mars 2018, la BRC l’a rejetée.

Détenu à la prison centrale de Beau-Bassin, Xavier François Surette a saisi la Cour suprême pour réclamer une révision judiciaire de la décision de la BRC de ne pas lui accorder la liberté provisoire.

Dans un affidavit, le prévenu soutient que son arrestation est injuste. « La police ne détient aucune preuve pour justifier ma détention. Je m’étais rendu volontairement dans les locaux de la brigade antidrogue. Les limiers n’ont rien trouvé de compromettant à mon domicile après une perquisition. »

Xavier François Surette maintient que la personne identifiée sur l’enregistrement d’une caméra de surveillance alors qu’elle tentait de prendre possession de la drogue n’est pas lui. Le Quatrebornais ajoute qu’il a été arrêté uniquement parce que la police a trouvé à son domicile un t-shirt similaire à celui que portait la personne identifiée par la caméra.

Le détenu estime que les dénonciations faites par un autre individu arrêté dans le cadre de cette affaire doivent être prises avec des pincettes, car elles ne seraient pas crédibles.

« La police s’appuie sur un cas similaire survenu le 2 mars 2017, pour démontrer que j’aurais tenté de prendre possession d’un colis de drogue », assure-t-il.

Selon lui, il y aurait des confusions dans cette affaire et la police se serait trompée sur l’identité de celui qui a récupéré le colis de drogue.

Xavier François Surette a plaidé qu’il a un domicile fixe et qu’il réside avec sa concubine et deux enfants. Il a soutenu qu’il a un casier vierge et que les objections de la police ne sont que des appréhensions.

Lors des débats sur la motion de remise en liberté devant la BRC, la police a avancé trois points d’objection. Notamment que de Xavier François Surette s’enfuirait, qu’il récidiverait et qu’il interférerait avec les témoins.

L’inspecteur Jauferally de l’Adsu a été appelé à la barre dans le cadre des débats. Il a soutenu que l’enquête est toujours en cours et que la police attend une correspondance d’Interpol.