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Toxicomanie : une mère se bat pour sortir son fils de l’enfer de la drogue

drogue synthétique Le garçon consomme de la drogue synthétique.

Stephanie, mère de cinq enfants et âgée d’une cinquantaine d’années, travaille dans les champs. Cette  habitante de Triolet cherche une solution pour aider son fils de 17 ans à ne plus consommer de drogue synthétique.

Il y a quelques mois, Stéphanie a découvert que son fils était sous l’effet de stupéfiants. Cependant, depuis quelque temps, elle avait remarqué qu’il ne ratait pas une occasion de faire main basse sur ses économies, conservées à la maison et sur l’argent dans le sac à main de ses sœurs. « Li pas kokin beaucoup, mais plutôt  Rs 200 a Rs 300. Li fin meme prend banne objet dans la maison pour all vende zot. Kan demande li kot ban objet ete, li dire li pas kone », raconte Stéphanie.

Cette dernière nous explique avoir déjà abordé ce sujet avec son fils, mais celui-ci a nié avoir consommé de la drogue ou volé des objets et de l’argent à la maison. Suite aux propos de son fils, Stéphanie s’est mise à douter du bien-fondé de ses affirmations. Toutefois, ses doutes se sont vite confirmés à la suite d’un incident qui s’est déroulé le mercredi 29 août lors duquel son fils est devenu fou de rage et a saccagé tout ce qui lui est tombé sous la main. Stéphanie explique que son fils, qui est aide-maçon, ne se rend pas souvent au travail. Dans la matinée du 29 août, elle a aperçu le garçon avec un téléphone.

Craignant qu’il ne s’agisse d’un portable volé, la mère a interrogé son fils sur sa provenance. Il lui a répondu que le téléphone appartenait à un de ses amis. Mais Stéphanie doutait de la véracité de ses affirmations. Puis, son fils est rentré dans une colère noire.  « Li fine trop enkolere, li craze tout dans la maison. Kan mon alle la police, zot dire si pou fer case, mo pou bizin amene mo garçon la cour et li pour bizin paye l’amende. Kuma mo garcon mineur, la police dire ki mo meme ki bizin rode sa cash la pou paye. Plutot alle met li dans ene centre désintoxication », raconte Stéphanie. Cependant, cette dernière dit avoir approché un centre où on lui a expliqué que la personne qui va suivre une cure de désintoxication doit d’abord avoir la volonté de le faire . « Mo garcon dire moi aide li. Li envie sort dans sa problème la drogue la, mais li pas pe capave.  Mo nepli kone ki mo bizin fer », se lamente Stéphanie. Nous nous sommes tournés vers le travailleur social Ally Lazer qui nous confirme que le fils de Stéphanie a besoin, non seulement d’être soutenu par son entourage, mais également faire preuve de volonté pour sortir de l’enfer de la drogue. Ally Lazer demande à Stéphanie de le contacter au Centre Dr Idrice Goomany pour l’aider à faire face à ses problèmes.