Tout savoir sur les prêts d’études
Par
Leena Gooraya-Poligadoo
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Leena Gooraya-Poligadoo
Faire des études supérieures requiert un budget important. À défaut de revenus suffisants pour financer les études de leurs enfants, les Mauriciens sont nombreux à avoir recours à l’emprunt. Une demande croissante qui a encouragé les banques commerciales à mettre en place des prêts spécifiques.
La MauBank propose deux types de plans éducation : le prêt d’étude sécurisé (charge fixe sur un bien immobilier ou dépôt fixe) et le prêt d’étude non sécurisé (gage de salaire de l’emprunteur et un garant). « Pour ceux qui veulent poursuivre leurs études à l’étranger, on finance les études jusqu’à 100 %, y compris les frais de scolarité, les frais de subsistance et les frais aériens sous réserve des pièces justificatives. Nous finançons aussi les études à plein temps ou à temps partiel et les formations professionnelles locales ou en ligne », explique Nitianund Seebocus, Head of Client Services and Operations, Consumer Banking. Il souligne que la demande pour les prêts d’études en général est en hausse d’année en année. « Et elle augmente systématiquement aussitôt après la proclamation des résultats du HSC », dit-il.
La Mauritius Commercial Bank propose MCB Campus, une offre spécialement conçue pour répondre aux attentes des clients souhaitant poursuivre ou reprendre leurs études, que ce soit à Maurice ou à l’étranger, à temps partiel ou à temps plein. Au niveau de la banque, on nous indique que la demande de prêts étudiant a connu une légère baisse à la suite des restrictions sanitaires et autres mesures liées à la Covid-19. « Les résultats du HSC venant d’être publiés, les futurs étudiants sont nombreux à nous contacter pour obtenir des renseignements sur nos offres de financement », nous dit-on.
Chez Absa Maurice, il existe deux options pour les prêts étudiant : le prêt non garanti ou le prêt garanti. « Nous pouvons offrir un prêt non garanti allant jusqu’à sept ans. Les prêts garantis sont généralement pour une durée allant jusqu’à 30 ans, pouvant atteindre 100 % de financement en fonction de la valeur de la garantie et de la capacité de remboursement du client », explique Shaffiq Amide, Head of Business Enablement for the Retail Segment. Il affirme qu’il y a de plus en plus d’étudiants qui souhaitent étudier à l’étranger car les universités étrangères sont devenues plus accessibles. « Nous avons également constaté une augmentation du nombre de demandes de prêt pour les universités locales qui sont affiliées à des universités internationales », ajoute-t-il.
Comment se porte la demande des Mauriciens pour étudier à l’étranger ?
Le nombre de Mauriciens à la recherche d’une formation à l’étranger a augmenté au fil des ans malgré le fait que de nombreuses institutions internationales ont installé un campus à Maurice. C’est principalement parce que Maurice est un petit marché et que beaucoup de ceux qui obtiennent leur diplôme localement restent au chômage.
Quels sont les pays les plus prisés pour les études ?
Les Mauriciens choisissent des pays où il y a possibilité de travail et d’émigration. La plupart des étudiants vont maintenant en Australie et au Canada. Ces deux pays ont besoin d’une plus grande main-d’œuvre. Ainsi, ils proposent un permis de travail automatique à la fin des études et aussi la possibilité de résidence permanente. En Australie, les étudiants obtiendront un permis de travail de trois à cinq ans et l’option de résidence permanente est disponible au cas par cas. De nombreux collèges et universités canadiens offrent des programmes de placement professionnel comme moyen d’améliorer le programme d’études avec une expérience réelle de l’industrie. Les étudiants passent donc un semestre à apprendre en classe, puis un semestre à appliquer ces connaissances dans un stage où ils obtiennent des contacts commerciaux et peuvent aussi être rémunérés.
Quels sont les domaines d’études qui attirent le plus les Mauriciens ?
Les étudiants recherchent des cours qui leur donneront tout de suite une reconnaissance professionnelle ainsi qu’un emploi. La plupart des universités en Australie et au Canada ont des programmes reconnus par des organismes professionnels. Par exemple, en Australie, la plupart des cours de comptabilité permettent à l’étudiant de devenir CPA (Certified Professional Accountant) dès la fin de sa formation, alors qu’au Royaume-Uni, il faut de longues années d’études et de travail pour terminer l’ACCA.