Tourism Authority : une employée se disant « humiliée » porte plainte contre José Arunasalom
Par
Defimedia.info
Par
Defimedia.info
Une employée de la Tourism Authority (TA) a déposé une plainte ce lundi 9 mars au ministère du Travail contre l’ancien chairman de l’organisme, José Arunasalom. Elle était accompagnée de son avocate, Me Lovena Sowkhee.
Selon l’avocate, sa cliente affirme avoir été victime d’un burn-out à la suite d’événements survenus dans le cadre de son travail. Me Lovena Sowkhee souligne qu’il existe « une manière de faire avec les travailleurs ».
Elle rappelle que la loi du travail condamne la violence sur les lieux de travail, y compris la violence verbale, le fait de s’adresser à un employé sur un ton agressif ou de l’humilier.
« Ma cliente s’est sentie humiliée par la façon dont on lui a parlé », déclare Me Lovena Sowkhee. Elle ajoute que la violence sur le lieu de travail est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Ce développement intervient quelques jours après la suspension de José Arunasalom, décidée par le Conseil des ministres le vendredi 6 mars.
Selon le ministre du Tourisme, cette décision fait suite à plusieurs plaintes internes concernant le comportement de José Arunasalom envers certains employés de l’organisme.
Dans une déclaration publié dans Le Défi Quotidien ce lundi, José Arunasalom affirme qu’aucune preuve ne le compromet. Il dénonce des lettres anonymes qu’il qualifie de lâches et diffamatoires.
José Arunasalom affirme que tout ce qui lui est reproché est totalement « faux ». « Je suis dégoûté de la lâcheté des gens », dit-il. Il explique que la Tourism Authority était restée pendant plusieurs mois sans direction, ce qui aurait entraîné un certain laisser-aller.
Selon lui, l’arrivée d’un nouveau Board a marqué une tentative de remettre de l’ordre et d’instaurer davantage de discipline au sein de l’institution. C’est dans ce contexte, soutient-il, que des lettres anonymes et diverses allégations ont été formulées contre lui.
« Vous savez, à Maurice, quand on met de la discipline, les gens ne sont pas contents. Ils étaient installés dans leur zone de confort. Quand on met de la discipline, les gens appellent ça de la brutalité, de l’agressivité. C’est complètement faux », affirme-t-il.