Tourism Authority : Bérenger et Duval s’affrontent sur des licenciements

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 9 mars 2026 à 10:30
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paul et richard

Le ministère du Tourisme est devenu un « bazar ». C’est en ces termes que le leader du MMM, Paul Bérenger, a décrit la situation lors de sa conférence de presse du samedi 7 mars, provoquant une réaction vive du ministre Richard Duval, qui s’est dit « emmerdé » de ce qui s’est passé au cours des dernières semaines.

Au cœur de la controverse : le licenciement de quatre personnes à la Tourism Authority (TA), dont José Arunasalon président du Conseil d’administration, opéré sans qu’aucune discussion n’ait eu lieu au Conseil des ministres. Parmi les quatre figuraient également deux membres du secteur privé siégeant au Conseil d’administration de la TA, ainsi qu’un collaborateur du ministre Duval lui-même, écarté à la suite d’une mésentente avec ce dernier. C’est en apprenant ces licenciements à l’issue du conseil hebdomadaire - alors que le ministre avait affirmé que tout allait bien au sein de l’organisation - que Paul Bérenger est monté au créneau. Il a fait comprendre au Premier ministre qu’« un pays ne peut être dirigé de la sorte ».

Les lettres de licenciement ont par la suite été rappelées. Trois des quatre personnes ont conservé leur poste, tandis que José Arunasalon, lui, a été suspendu en lien avec des allégations de harcèlement au travail. Paul Bérenger précise que si des accusations de harcèlement sexuel avaient d’abord été évoquées dans une conversation téléphonique entre Richard Duval et le Premier ministre, il a finalement été établi qu’il n’en était rien. Paul Bérenger a aussi fait comprendre qu’il a lui-même réclamé la suspension de José Arunasalon dans l’attente des conclusions de l’enquête : « Si li merit gagn b..,, li bizin gagn b…, me fer enn lanket o mwin », aurait-il déclaré au Premier ministre. Il a tenu par ailleurs à souligner que le MMM n’a rien à voir avec la nomination de José Arunasalon à la TA, celle-ci ayant été effectuée par le ministre Duval.

Richard Duval, de son côté, estime qu’une personne « kinn fer bitor avek bann anploye » constitue déjà un motif de licenciement. Il affirme n’avoir jamais agi sur la base d’allégations non fondées et assure qu’il ne s’immisce pas dans les affaires de ses collègues : « Je me concentre sur mon ministère », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il ne tolérerait aucune malversation.

Reprenant les propos de Paul Bérenger, le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, élargit le débat : ce n’est pas seulement le ministère du Tourisme qui est un « bazar », dit-il, mais le gouvernement tout entier selon lui.

L’ancien directeur de la TA, Lindsay Morvan, appelle, quant à lui, à un dénouement rapide, rappelant que le bon fonctionnement de l’institution repose sur « un bon esprit d’équipe et de respect mutuel, peu importe le poste occupé par chacun ».

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