Terreur à Khoyratty : une veuve de 76 ans ligotée et menacée d’être égorgée
Par
Kendy Antoine
Par
Kendy Antoine
À Khoyratty, Jayantee, veuve de 76 ans, a vu sa soirée basculer dans l’horreur lundi 11 mai. Deux malfrats ont pénétré chez elle et l’ont ligotée, bâillonnée et menacée mort.
Les menaces résonnent comme un écho cauchemardesque dans l’esprit de la victime. « Mo pou koupe to likou ! », lui a lancé l’un des agresseurs pour briser toute velléité de résistance, alors qu’elle se trouvait dans la cuisine. Selon elle, cette attaque semblait être planifiée dès les premières lueurs du jour.
En effet, Jayantee explique avoir remarqué la présence suspecte d’un individu rôdant près de sa propriété. Ce visage ne lui était pas inconnu : l’homme était déjà venu chez elle par le passé pour effectuer des travaux de nettoyage dans la cour. « Depuis le matin, il était là, puis il est revenu dans l’après-midi », confie-t-elle, encore sous le choc.
À la tombée de la nuit, l’individu est repassé à l’action, accompagné d’un complice. Ils savaient manifestement que la septuagénaire vivait seule et représentait une cible vulnérable. Dès leur irruption vers 21 h 30, l’objectif est clair : l’argent de la pension. « Li dir mwa : kass la koter ? », se souvient-elle.
Face à son hésitation, les deux individus l’ont immobilisé, puis ligoté les mains derrière le dos brutalement avec une corde, avant de la forcer à s’asseoir sur une chaise. Pour l’empêcher de crier, ils ont utilisé un vêtement trouvé sur place pour la bâillonner. « Zot finn bouss mo labouss », relate-t-elle avec émotion.
Sous la menace d’un couteau pointé vers elle, Jayantee comprend que sa vie ne tient qu’à un fil. Tandis que l’un des complices a fait le guet, l’autre a fouillé les lieux en quête de l’argent. N’ayant d’autre choix que de céder, la victime a fini par leur indiquer l’endroit où elle cache ses maigres économies. Les voleurs ont fait main basse sur une somme totale de Rs 9 000 avant de prendre la fuite, la laissant attachée à sa chaise, livrée à son sort.
Faisant preuve d’un courage admirable, Jayantee est parvenue, après de longues minutes d’effort, à se défaire de ses liens pour donner l’alerte. Bien qu’elle ne porte pas de blessures physiques graves, le traumatisme psychologique est immense.
La Criminal Investigation Division (CID) de Terre-Rouge, saisie de l’affaire, a immédiatement ouvert une enquête. Les limiers sont déjà sur une piste sérieuse, privilégiant la thèse d’un coup préparé par quelqu’un connaissant parfaitement les habitudes de la victime. Le suspect principal, identifié comme un ancien travailleur occasionnel, est activement recherché.
Depuis cette terrible épreuve, la famille de Jayantee a pris des mesures radicales pour assurer sa sécurité, notamment par l’installation de caméras de surveillance. Mais pour la victime, le sentiment de sécurité, lui, semble s’être envolé.