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Terrain agricole morcelé : elle éprouve des difficultés pour avoir une prise d’eau

Être connecté au réseau de la Central Water Authority (CWA) n’est pas aussi facile. Surtout s’il s’agit d’un terrain agricole. Une expatriée revenue au pays en a fait l’expérience.

Veejwantee B., une Mauricienne d’une quarantaine d’années, est retournée au pays après 23 ans. Elle voudrait construire une maison sur un terrain agricole – mais pas développé comme tel depuis au moins 20 ans – à Morcellement St-Antoine, Goodlands. 

Si toutes les démarches auprès des différentes instances avancent, elle éprouve toutefois des difficultés pour avoir une connexion d’eau. Le conseil de district concerné lui aurait fait savoir que, tant qu’elle n’a pas l’autorisation de la Central Water Authority (CWA) pour être raccordée à son réseau, elle ne pourra obtenir le permis de construire, en l’occurrence sur une superficie autorisée. Le terrain agricole de Veejwantee est d’une superficie de 1 arpent et 7 perches. Selon la loi, elle peut en principe construire sur 25 % de la superficie du terrain agricole. 

La rédaction a pris contact avec différentes sources de la CWA en passant d’abord par la responsable de la communication qui nous a référé au chef ingénieur de cette instance pour la région concernée. Ce dernier nous a fait savoir que, selon les directives, toute demande pour être raccordée au réseau de la CWA est rejetée si le terrain est enregistré en tant qu’espace agricole. 

Veejwantee se demande si l’obstacle ne réside pas dans le fait qu’on est en train de mélanger deux morcellements, ce qui sème peut-être une confusion à la CWA. « Il y a deux morcellements à St-Antoine, l’autre s’appelant Azor. J’ai bien expliqué aux officiers de la CWA que mon terrain n’est pas situé au Morcellement Azor mais au Morcellement St-Antoine qui est situé à une distance de plus de 200 mètres », clame-t-elle. 

Entre-temps, les démarches pour venir en aide à la dame se poursuivent. La rédaction a repris contact avec le bureau du directeur général dans l’espoir d’arriver à un dénouement positif. « J’habite actuellement chez mes parents à Petite-Rivière. Mes enfants doivent voyager des dizaines de kilomètres par jour pour aller à l’école. Ce long voyage peut être évité si je parvenais à construire ma maison sur le terrain que je possède », avance-t-elle.

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