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Témoignage inconsistant de l’ex-petite amie : un habitant de Plaine-Magnien acquitté pour viol 

L’habitant de Plaine-Magnien avait nié l’accusation de viol retenue contre lui.

Accusé d’avoir violé son ex-petite amie, un employé d’une compagnie d’assurance, a été disculpé en cour intermédiaire. L’instance a relevé plusieurs inconsistances dans le témoignage de la déclarante. Cela, alors que l’habitant de Plaine-Magnien avait, lui, évoqué le consentement. Le délit allégué aurait été commis le 16 février 2014 à Plaine-Magnien, au domicile de cet homme de 30 ans.

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«La déclarante n’était pas un témoin de vérité et n’était pas convaincante. Ce serait dangereux de se fier uniquement à son témoignage non corroboré », ont écrit les magistrates Sophie Chui Gunness et Ashwina Jalloo dans leur verdict. Elles ont relevé plusieurs divergences dans le témoignage de cette habitante de Mahébourg. 

Cette femme de 37 ans accusait son ex-petit ami, un habitant de Plaine-Magnien, âgé de 30 ans, de viol. Ce dernier avait quant à lui indiqué qu’ils avaient eu des rapports sexuels consensuels. Cet employé d’une compagnie d’assurance avait plaidé non coupable de l’accusation de viol en cour intermédiaire. Il était défendu par Me Neelkanth Dulloo. 

Dans sa version des faits, la déclarante avait soutenu qu’elle connaissait l’habitant de Plaine-Magnien. Car ils avaient entretenu une relation amoureuse en 2013. Elle avait souligné que le jour fatidique, elle s’était rendue au domicile de son ex-petit ami pour lui rendre un ordinateur portable qu’elle lui avait emprunté deux semaines auparavant. 

Elle avait relaté que sur place, elle avait rencontré la mère de son ancien petit ami et que ce dernier n’était pas à la maison. Elle avait affirmé l’avoir attendu et avait été invitée à rester diner. 
Au cours du diner, elle avait commencé à souffrir de migraine et avait demandé à son ex de lui donner ses pilules qui se trouvaient dans son sac. Ces cachets avaient pour effet de l’endormir.

Elle avait déclaré avoir senti que quelqu’un l’avait portée à la chambre de son ex, l’avait caressée et avait eu des rapports sexuels avec elle. La déclarante avait indiqué qu’elle ne pouvait ni bouger ni crier. Ce n’était que le lendemain qu’elle s’était réveillée et avait vu son ex qui s’asseyait dans la chambre portant uniquement ses sous-vêtements. 

Pour sa part, l’employé de la compagnie d’assurance avait témoigné en cour. Il a confirmé la version qu’il avait donnée à la police deux jours après l’incident allégué. Il avait soutenu que son ex-petite amie avait l’habitude de dormir chez lui. Et qu’ils avaient l’habitude d’avoir des relations sexuelles. Il avait évoqué que le 16 février 2014, ils avaient eu des rapports sexuels consensuels. 

Dans leur verdict, les magistrates Sophie Chui Gunness et Ashwina Jalloo ont noté que la version de la déclarante à la police diffère de son témoignage en cour. Elles ont fait ressortir que celle-ci savait que ces pilules la mettaient dans un état groggy. « Nous avons du mal à comprendre pourquoi elle a décidé de prendre les médicaments chez son ex au lieu de retourner chez elle à Mahébourg, qui se situe près de Plaine-Magnien. Cela, sachant pertinemment qu’elle serait dans un état groggy », ont évoqué les magistrates. 

De ce fait, elles ont conclu que la poursuite n’a pu établir l’accusation de viol retenue contre l’employé de la compagnie d’assurance. D’où un verdict d’acquittement.

 

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