Publicité

Tasleem Dilloo d’OMCA : «Nou pa pran pasian zis pou fer bizness»

Par Le Défi Plus
Publié le: 9 May 2026 à 20:42
Image
Tasleem Dilloo

Lors  de  l’émission  «  Sans  Filtre  »  de TéléPlus, Tasleem Dilloo, fondateur de OMCA Group, a défendu la gestion des transferts médicaux et du rapatriement du corps de Ras Natty Baby. Il souligne le respect des protocoles de sécurité et évoque un problème de communication entre les autorités sanitaires concernées.

Interrogé dans l’émission « Sans Filtre », Tasleem Dilloo, fondateur d’OMCA Group, a défendu l’action de la fondation, affirmant qu’elle a toujours apporté son soutien aux patients, notamment dans les situations nécessitant un rapatriement. Il a souligné que, dans plusieurs cas, des patients décédés à l’étranger ont bénéficié de l’accompagnement de la fondation pour le retour des corps. Il a également tenu à préciser : « Depuis 2018, aucun patient pris en charge par OMCA pour des traitements en Inde n’est resté bloqué dans ce pays. » Sur la question des frais et des procédures, il a assuré qu’OMCA n’a jamais refusé d’effectuer un paiement à un hôpital pour le rapatriement d’un corps. Concernant le cas de Ras Natty Baby, pour lequel le ministère de la Santé est intervenu après le  décès  afin  d’organiser  le rapatriement, Tasleem Dilloo évoque un possible problème de communication entre les différentes autorités au sein du ministère. Selon lui, la fondation disposait d’un document autorisant le patient à voyager. Il affirme également que, lorsqu’un transfert est pris en charge par le groupe, toutes les mesures de sécurité sont mises en place. «  Nous avons une équipe de professionnels expérimentés qui savent comment procéder au transfert d’un patient lorsqu’il doit voyager », a-t-il déclaré.

Il a précisé que l’autorisation de voyage est délivrée par un médecin de l’aviation, et non par un médecin rattaché à la fondation. Durant le déplacement vers l’Inde, le patient était accompagné d’un médecin afin d’assurer la continuité des soins. Selon lui, si le médecin hospitalier  estimait  que  le patient était « unfit for travel », le transfert n’aurait pas dû être autorisé.

Toutefois, le Dr Vasantrao Gujadhur, Senior Advisor au ministère de la Santé, a indiqué lors de l’émission qu’un membre de la famille avait signé une « Discharge Against Medical Advice » (DAMA), empêchant ainsi l’hôpital de bloquer le départ du patient. Tasleem Dilloo a insisté sur le fait qu’OMCA « pa kapav zwe avek lavi dimounn ». Il affirme que les documents médicaux ont été vérifiés et que toutes les dispositions ont été prises pour assurer un transfert sécurisé. « Le voyage a été un succès. Il n’a pas été livré à lui-même. Nou pa finn pran enn pasian zis pou fer bizness », a-t-il ajouté. Les représentants d’OMCA soutiennent que le service de santé public n’aurait pas informé le patient et ses proches de son état réel de santé.

Concernant le tarif dit « domestique » dont a bénéficié Ras Natty Baby, Tasleem Dilloo explique  que  la  fondation applique le tarif international tel qu’il est pratiqué et régulé en Inde, ainsi que le « domestic price ». Il précise : « À OMCA, nous pouvons appliquer des réductions en transformant le tarif international en tarif domestique lorsque le patient ne dispose pas de financements suffisants, afin de réduire le coût de la facture dans le cadre du ‘membership program’ mis en place ». bSelon lui, cette démarche permet au patient de bénéficier d’une réduction d’environ 25 %. Il soutient également que la différence de montant ne revient pas à la fondation.

Quelle est votre réaction ?
0
0
Publicité
À LA UNE