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Talk of the Town sur Radio Plus : le trafic de drogue au centre des débats

La saisie record de plus de Rs 600 millions d’héroïne, impliquant trois Mauriciens à La Réunion, continue à dominer l’actualité. L’émission Talk of the Town sur Radio Plus était axée sur ce fléau. Comment combattre le trafic de drogue à Maurice ? Michaël François a réuni Fayzal Bundhun de la Mauritius Revenue Authority, l’inspecteur Assaad Rujub, et Danny Philippe de l’association LEAD pour en discuter.

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Le représentant de la douane a expliqué que les trafiquants ont déjà une longueur d’avance sur les autorités mauriciennes : « Nous avons effectué plusieurs saisies cette année. Parmi, on retrouve de la drogue synthétique, dont la composition est difficile à distinguer. »

Commentant le réseau démantelé à l’île de La Réunion, Fayzal Bundhun affirme que le trafic s’est infiltré massivement. « Si 42 kilos d’héroïne sont destinés à Maurice, logiquement, il y a une demande et un marché. La quantité ne nous étonne pas. De jour en jour, d’année en année, il y a une augmentation. Importer Rs 600 millions d’héroïne n’est pas à la portée de tout le monde », lâche-t-il.

Voie Maritime

De son côté, le représentant de la MRA explique que la mer reste la voie privilégiée des trafiquants : « À l’aéroport, nous pouvons nous concentrer sur des zones spécifiques. Mais la mer est vaste. Auparavant il y avait l’implication de gros bateaux. Désormais, les colis sont jetés en mer. Aujourd’hui, nous voyons des hors-bords, les trafiquants investissent davantage. Les autorités doivent leur emboîter le pas. La MRA a investi massivement dans l’achat d’équipements et de bateaux. La voie maritime peut rapporter gros au trafiquant. »
De son côté, l’inspecteur Assaad Rujub de la brigade antidrogue salue le travail effectué à l’aéroport et au port. « Nous avons fermé toutes les issues à l’aéroport de Plaisance et au port. Aujourd’hui, les trafiquants utilisent d’autres moyens, comme le montre l’interpellation de trois Mauriciens à l’île de La Réunion. Nous avons tiré des leçons. Il y a une étroite collaboration entre les autorités réunionnaises et mauriciennes. La mer est immense et c’est difficile d’être partout », explique-t-il.  Le policier affirme que les trafiquants mauriciens et étrangers se rencontrent en prison, et que c’est ainsi que naît un éventuel trafic. « Au niveau de la brigade antidrogue, nous mettons l’accent aussi sur l’éducation et la prévention », ajoute-t-il.

De son côté, Danny Philippe a affirmé que la répression est un échec dans le pays. Il estime qu’il faut revoir la politique de lutte contre la drogue et décriminaliser celle-ci pour combattre la circulation de l’argent au marché noir.

 

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