Suspension d’une employée de la MCB - Rama Sithanen : «On cherche à salir mon nom»
Par
Christina Vilbrin
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Christina Vilbrin
Depuis lundi, des messages WhatsApp et des captures d’écran circulent, pointant du doigt Rama Sithanen, ancien Gouverneur de la Banque de Maurice, d’avoir orchestré des représailles contre Deepshikha Gowreesunker, employée de la Mauritius Commercial Bank (MCB). Les échanges, attribués à Rama Sithanen et à Ashvin Deena, haut cadre à la MCB, ont provoqué une vive polémique. Face à ces allégations, Rama Sithanen réagit avec fermeté.
Pour l’ancien Gouverneur de la Banque de Maurice, ces allégations visent « à induire en erreur le grand public et à salir mon nom et ma réputation en tant que Gouverneur ». « Elles ont également été conçues de manière malveillante pour donner l’impression que j’étais responsable et déterminant dans la mise en place d’un comité disciplinaire à l’encontre de Deepshikha Gowreesunker et dans sa suspension, dans le cadre d’un complot vindicatif lié à l’affaire Menlo Park », déplore Rama Sithanen. Il affirme que cette campagne vise uniquement « à ternir sa réputation tant au niveau local qu’international ».
L’ancien Gouverneur se dit « stupéfait » par ces révélations et dénonce « l’atteinte injustifiée à son intégrité professionnelle et personnelle ». « Ces accusations ont totalement fabriquées, profondément fausses et mensongères. Elles sont malveillantes, odieuses, dénigrantes, moqueuses, diffamatoires et vexatoires, visant purement et simplement à me causer un préjudice immense, à tous égards. Elles ne résistent pas à l’examen minutieux du point de vue juridique », soutient Rama Sithenen.
Il faut aussi ressortir que de de nombreux articles ont été publiés sur « la manière dont 1 million de dollars de fonds publics a été détourné de la Mauritius Investment Corporation (MIC) au profit de Menlo Park, et sur la manière dont ces fonds ont été utilisés après avoir été crédités sur un compte bancaire ». Et de conclure : « Et la MCB est co-défenderesse dans certaines de ces affaires judiciaires. Celles-ci ont été largement diffusées ».
À la suite de la suspension d’une employée de la Mauritius Commercial Bank (MCB), l’activiste Bruneau Laurette a adressé, ce lundi 16 février, une lettre à plusieurs destinataires, dont le conseil d’administration de la MCB, la MCB Employees Association, la Gouverneure de la Bank of Mauritius, le ministère du Travail et d’autres parties concernées.
Au centre de cette affaire se trouve Deepshikha Gowreesunker, employée de la MCB suspendue en mars 2025 avant d’être licenciée le 31 décembre de la même année. Dans sa missive, Bruneau Laurette affirme que ces éléments soulèvent de « sérieuses interrogations quant au respect des principes de bonne gouvernance, d’indépendance institutionnelle et de procédure régulière ». Il demande une révision urgente de la suspension de Deepshikha Gowreesunker en vue de son intégration à la banque, le lancement d’une enquête indépendante et l’intervention des autorités compétentes « afin de vérifier si des manquements aux normes réglementaires ou au droit du travail ont pu être commis ».
L’activiste insiste sur l’importance de préserver l’intégrité des institutions financières, rappelant le rôle central de la MCB dans le système bancaire mauricien. Selon lui, toute allégation d’abus de pouvoir ou d’ingérence, si elle était confirmée, constituerait une atteinte grave à la confiance du public.
Dans un email daté du mercredi 18 février, la MCB a indiqué avoir accusé réception de la correspondance de Bruneau Laurette. Selon le message transmis par Jean Michel Ng Tseung, Chief Executive de MCB Group Ltd, « les points soulevés ont été pris en considération et sont examinés selon les procédures établies de gouvernance et de révision de la banque ». Le groupe précise, toutefois, que, pour des raisons de confidentialité et afin de respecter la procédure, il ne peut pas commenter des cas ou allégations individuels.