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Suspendue pour négligence médicale : le Medical Council demande un renvoi pour répondre à l’affidavit de la gynécologue

Medical Council La gynécologue avait été suspendue à la suite d’un comité disciplinaire.

Une gynécologue/obstétricienne a saisi la Cour suprême pour réclamer l’autorisation d’avoir recours à une révision judiciaire dans le but de réfuter la conclusion du Medical Council de la suspendre. L’organisme a objecté à cette action et a soumis un affidavit auquel la gynécologue a répondu.

La gynécologue a eu recours à la Cour suprême pour réclamer l’autorisation d’avoir recours à une révision judiciaire dans le but de réfuter la décision du Medical Council de la juger coupable de négligence médicale et de la suspendre pendant une durée de douze mois.

À l’appel de l’affaire, le 11 mars 2019, le Medical Council a, par le biais de son avoué, Me Candhayalallsing Seebaluck, Senior Attorney, logé un affidavit réfutant l’action de la gynécologue.

Selon le Medical Council, il n’a pas eu d’autre alternative que de prendre la mesure nécessaire contre le médecin suite à la décision du Medical Disciplinary Tribunal. Le Medical Council souligne que la gynécologue a eu toutes les opportunités de fournir des explications devant le comité disciplinaire et devant le tribunal. D’autant plus qu’elle était assistée par un avocat.

Le lundi 18 mars 2019, la gynécologue a répondu à l’affidavit déposé par le Medical Council et a réfuté les points mis en avant par l’organisme. Elle a déposé un affidavit devant le chef juge Kheshoe Parsad Matadeen. Le Medical Council a ensuite demandé un renvoi pour pouvoir répondre au médecin. L’affaire sera appelée le 25 mars 2019.

Décès d’une jeune femme de 19 ans

La gynécologue avait été suspendue par le Medical Council le 26 décembre 2018 pour une durée de douze mois. Elle compte 26 ans d’expérience dans la profession. La plaignante, âgée de 63 ans et habitant  la région de Plaines-Wilhems avait été traduite devant un comité disciplinaire à la suite du décès d’une jeune femme de 19 ans, le 2 octobre 2012, à l’hôpital Victoria à Candos. Cette dernière avait accouché d’un garçon. Le bébé est, quant à lui, décédé le 3 octobre 2012. Selon la plaignante (la gynécologue), la jeune femme avait été transférée, après l’accouchement, à l’unité des soins intensifs où elle a rendu l’âme.

Le médecin affirme qu’elle avait examiné la jeune femme avant l’accouchement et que tout était normal. Le bébé était aussi en bonne position pour un accouchement normal. La gynécologue/obstétricienne s’est ensuite occupée d’un cas de brûlure sévère dans la salle d’opération et est retournée pour effectuer l’accouchement.

L’affaire avait été appelée devant le Medical Disciplinary Tribunal à douze reprises, du 16 janvier 2017 au 21 juin 2018. Elle a pris fin en août 2018.

Le Medical Council a ensuite informé le médecin  que l’accusation de négligence médicale a été prouvée et qu’elle est suspendue avec effet immédiat, à partir du 26 décembre 2018.

La plaignante juge la décision du Medical Council irrationnelle, illégale et sans fondement. Elle est d’avis que le processus adopté par l’organisme pour arriver à cette décision était partial et injuste et  que l’enquête avait été menée de manière opaque.

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