Faits Divers

Suspect interpellé pour importation de drogue : la belle-mère dépose un affidavit pour son van saisi par la police

Cour suprême

Cela fait deux ans qu’elle attend de récupérer sa fourgonnette. Cette ancienne Ward Manager de l’hôpital psychiatrique a logé une action en Cour suprême contre le Commissaire de police. Elle réclame la restitution de son véhicule saisi par l’Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu). Elle a présenté un nouvel affidavit, le 16 août 2018.

Cette habitante de la capitale dit avoir prêté une Nissan NV 200 à son gendre, Mohamud Sehrally Torabally.  Ce dernier a été interpellé, le 30 mai 2016, à bord de la fourgonnette, qui a été saisie. La belle-mère veut récupérer son van.

Trafic de drogue

Le sergent Irandra Mohun a répliqué, au nom du Commissaire de police, que le véhicule a été saisi car il a été utilisé pour trafic de drogue. Le policier précise que Mohamud Sehrally Torabally, gendre de la plaignante, a été inculpé pour importation de haschich. La valeur estimée de la drogue saisie est de Rs 2,1 millions, indique l’affidavit du policier qui a réclamé à la cour de rejeter la plainte de la belle-mère.

Celle-ci n’en démord pas et a juré un autre affidavit le 16 août 2018. Dans celui-ci, annexé à sa motion, elle réfute les faits mis en avant par le sergent Irandra Mohun. Elle affirme que, deux ans après l’arrestation de son gendre, la police n’a toujours pas logé d’accusation formelle. « La police ne m’a donné aucune explication pour justifier la détention punitive de mon véhicule », dit-elle. L’affaire sera appelée le 10 septembre devant le juge Abdurafeek Hamuth, siégeant en référé.

La retraitée a retenu les services de Me Pazany Thandarayan, avoué. Elle affirme que le véhicule se trouve toujours au quartier général de l’Adsu aux Casernes centrales. Elle précise avoir déjà expliqué à la police, le 22 juillet 2016, les circonstances dans lesquelles son gendre s’est retrouvé au volant de la fourgonnette, le 30 mai 2016. « À plusieurs reprises, je me suis rendue aux Casernes centrales pour récupérer ma fourgonnette, mais en vain. Les policiers ont refusé de me la rendre », déplore-t-elle. « Je continue depuis deux ans à payer la Road Tax et la vignette d’assurance », dit-elle.