Sur les réseaux sociaux - recrutements frauduleux : attention aux pièges !
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Defimedia.info
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Avec l’avènement de la numérisation et l’augmentation du nombre de chômeurs, de plus en plus d’escrocs proposent des emplois fictifs. Comment se protéger de ces recrutements frauduleux ? Explications.
Des cas de recrutements frauduleux sont de plus en plus fréquents. Du coup, les chercheurs d’emplois doivent être vigilants quant aux offres diffusées sur internet. Selon nos recoupements, six personnes ont signalé des fraudes, voire des fausses annonces d’emplois, au ministère du Travail au cours des dernières semaines. Autre information : depuis le début de cette année jusqu’à maintenant, on enregistre 40 cas au total pour les faux emplois, notamment les cuisiniers, les chauffeurs et les machinistes.
Les agents ou des consultants font de fausses annonces de bourses d’éducation, des stages et d’emploi à l’étranger pour attirer les jeunes. Leur but est d’escroquer les victimes ou d’accéder à leurs comptes bancaires pour voler de l’argent. Une fois l’argent reçu, ils sont injoignables ou encore ils demandent des virements additionnels à leurs victimes.
Pour éviter le traçage, les faux recruteurs publient de fausses propositions d’embauche sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et LinkedIn pour identifier les victimes et voler leurs informations personnelles comme le numéro de compte bancaire, le passeport, les numéros de cartes de crédit et la carte d’identité.
Une fois les données personnelles récupérées, les escrocs font l’extorsion d’argent ou encore l’usurpation d’identité. Selon un haut cadre du ministère, il arrive que l’arnaqueur se fasse passer pour un ami. La vigilance est donc de mise. « Méfiez-vous. Le fraudeur réclame de grosses sommes d’argent contre la promesse d’un emploi. Ne versez jamais une somme d’argent en échange d’un contrat de travail potentiel ou pour suivre une formation préalable à l’embauche », prévient-il.
Les utilisateurs des réseaux sociaux et les chercheurs d’emplois à Maurice.
Pour se faire passer pour de vrai recruteurs, les escrocs falsifient le nom de l’entreprise, l’adresse, l’identité d’un employé, des formulaires de candidature et des renseignements bancaires. Ils utilisent aussi un faux « Business Registration Number » (BRN) et des documents d’embauche fictifs afin d’être le plus crédibles possible aux yeux des futures victimes.
La digitalisation du processus de recrutement représente une véritable aubaine pour les escrocs. Pour donner l’impression que l’offre alléchante est réelle, ces personnes malveillantes opèrent virtuellement à Maurice. Les arnaqueurs proposent, en effet, de faux emplois comme le travail à domicile ou télétravail, à travers l’internet, sur les courriels ou par téléphone (messages électroniques, appels simulés). Leur publicité se fait de bouche-à-oreille puisque ces faux agents organisent des réunions informelles dans des cercles fermés au lieu de participer dans des salons ou organiser des conférences dans des hôtels.
Me Mokshda Pertaub explique que l’arnaque ou une fausse promesse d’emploi est punissable par la loi. Le code de l’escroquerie pénale comprend le « embezzlement » et le « swindling ». Elle conseille ainsi aux victimes de se présenter à la police afin qu’une enquête puisse être faite.
Vérifiez et contre-vérifiez si les agences de recrutement détiennent une licence de recruteur du ministère du Travail. La liste de ces agences figure sur le site du ministère du Travail.
À savoir qu’aucun recruteur n’embauche sans avoir au préalable fait un entretien en face-à-face avec le candidat.
C’est officiel. Des instructions sont données au Bureau de l’Attorney General pour préparer le « Private Recruitment Agencies Bill » qui remplacera la loi sur le recrutement des travailleurs en vigueur. L’objectif est de donner les pouvoirs de l’autorité de délivrance des permis, par rapport à la suspension d’un permis et à augmenter les responsabilités des recruteurs vis-à-vis des travailleurs.
En outre, cette législation réglementera les licences et les activités des agences de recrutement privées à Maurice, tout en appuyant sur les normes conformes aux recommandations de l’Organisation internationale du Travail et de l’Organisation internationale pour les migrations.