Supermarchés, hypermarchés, supérettes… : des centaines d’emplois disponibles dans les grandes surfaces
Par
Leena Gooraya-Poligadoo
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Leena Gooraya-Poligadoo
Si vous êtes à la recherche d’un emploi dans le secteur de la grande distribution et de la vente, plusieurs options s’offrent à vous. Les chaînes de magasins poursuivent leurs campagnes de recrutement massif. Quelles sont les enseignes qui recrutent ? Pour quels postes ? Tour d’horizon.
L’enseigne Intermart fait face à un manque accru de travailleurs à tous les niveaux de la vente. Il faut au moins 20 employés dans chaque hypermarché à travers l’île. Il existe 10 magasins Intermart à Maurice. Ce qui fait que l’enseigne est à la recherche de quelque 200 personnes.
Postes disponibles : caissières, employés de rayon, helpers, boulangers, pâtissiers, chauffeurs et storekeepers.
« La main-d’œuvre étrangère est une nécessité et non une option »
« Afin d’attirer de nouveaux talents, nous avons même revu les salaires. Mais on peine toujours à remplir les postes », déplore Ignace Lam. Il affirme que « les Mauriciens ne veulent plus travailler les week-ends et après 17 heures même s’ils savent qu’ils auront leur congé après ». Du coup, le PDG d’Intermart est d’avis que le recours à la main-d’œuvre étrangère reste la seule solution. « La main-d’œuvre étrangère est une nécessité et non une option, D’ailleurs, certains pays ont pu progresser grâce aux travailleurs étrangers », dit-il.
Après avoir mené une vaste campagne de recrutement le mois dernier, la chaîne de supermarchés SaveMart poursuit sa quête pour trouver d’autres nouveaux talents. Actuellement, une vingtaine de postes sont à pourvoir dans six de ses magasins, notamment à Mahébourg, St-Julien, Terre-Rouge, Pointe-aux-Piments, Pointe-aux-Canonniers et Cassis.
Postes disponibles : caissiers, employés de rayon, réceptionniste, Purchasing Officers, superviseurs de boulangerie, Sales Clerk et Control Room Officer.
Selon Nitish Ramsahye, la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la vente au détail s’aggrave. « On voit de plus en plus de travailleurs étrangers, mais les employés mauriciens restent le choix primaire. » L’enseigne a été obligée de s’adapter à la situation. « Nous avons mis en place des horaires flexibles ou des contrats à temps partiel et surtout nous proposons un lieu de travail qui s’adapte à la nouvelle génération. »
Dans les quatre Super U de l’île, il faut au moins une centaine de nouveaux employés pour remplir les postes. Le manque d’effectif se fait ressentir principalement à la caisse et dans les rayons.
Postes disponibles : caissiers/caissières, employés de rayon
Yannick Lew Yew Yim affirme que les Mauriciens ont fait comprendre qu’ils ne sont pas disposés à travailler dans les conditions de travail qu’impose le secteur de la grande distribution. « Nous avons amélioré les conditions dans une certaine mesure, mais nous ne pouvons pas fermer nos portes pendant le week-end et les jours fériés. Il faut comprendre que nous opérons dans un service essentiel », explique-t-il.
Il faut compter 25 à 30 postes vacants disponibles dans les deux hypermarchés Lolo à Morcellement St-André et Phœnix . Afin de retenir les talents et les motiver à travailler, un bonus de présence de Rs 1 000 est offert.
Postes disponibles : caissiers et employés de rayon principalement.
L’un des défis principaux auxquels Yusuf Sambon fait face au quotidien est la gestion des absences. « La situation devient de plus en plus critique. Déjà, nous sommes en manque de personnel. Et ceux qui sont employés s’absentent régulièrement », déplore-t-il. Les jeunes Mauriciens ne veulent pas travailler pendant les week-ends et les jours fériés même s’ils sont bien payés. « Une caissière peut toucher jusqu’à Rs 20 000 par mois alors qu’un employé dans la pâtisserie gagne jusqu’à Rs 22 000 y compris les overtime et le attendance bonus. » Actuellement, une cinquantaine de travailleurs étrangers sont employés dans les deux magasins. « Si les Mauriciens ne s’intéressent pas, nous serons obligés d’augmenter le nombre d’étrangers », dit Yousouf Sambon.
Masters Express, qui compte cinq supérettes, est à la recherche d’une dizaine de candidats. C’est ce qu’indique Uttam Sumaroo, secrétaire général de Masters Express. « Comme les grandes surfaces, nous faisons également face à une pénurie de travailleurs. La raison pour laquelle nous avons fait des demandes pour employer des Bangladais », dit-il.
Postes disponibles : Back/front office operators, merchandisers
Dans les 30 magasins DreamPrice à travers l’île, il faut compter quelque 225 postes vacants à remplir. Malgré plusieurs campagnes menées depuis ces derniers mois, l’enseigne peine toujours à trouver des candidats.
Postes disponibles : 200 helpers et 25 caissières
Nooreza Fawzee affirme que trouver des nouveaux candidats est un véritable casse-tête. « On reçoit des centaines de demandes mais lorsque ces gens sont appelés à venir travailler, on ne les voit pas. » L’enseigne a fait appel à des travailleurs étrangers. « Nous sommes en attente de l’approbation des autorités », dit-elle.
« Nous travaillons le week-end et en dehors des heures de travail classiques. Le manque de personnel dans certains établissements fait également monter la pression et il n’y a pas vraiment de saisons creuses en grande distribution », dit Sandrine Rouget.
Elle soutient que Winner’s s’assure que les salaires pratiqués sont compétitifs sur le marché. « Nous travaillons aussi sur la mise en place d’incentives pour encourager nos employés. » L’enseigne compte déjà 30 Népalais en poste et le recours à la main-d’œuvre étrangère est une voie qui sera explorée.
Postes disponibles : employés de rayon, poissonnier, boucher, officiers de sécurité, caissières, pâtissiers et boulangers.