Politique

Sugar Insurance Fund Board : Paul Bérenger veut une commission d’enquête

Paul Bérenger

Le MMM n’adhère toujours pas à la proposition de réforme électorale. De plus, les élections villageoises sont renvoyées à 2020 et cela n’enchante pas Paul Bérenger qui a commenté, entre autres, ces sujets, samedi, lors de la conférence de presse hebdomadaire du parti. 

« Le gouvernement s’est empressé de proposer une loi pour renvoyer les élections villageoises », a affirmé Paul Bérenger. Il est clair, selon lui, que « le gouvernement n’a pas la majorité requise pour amender la Constitution ». Le leader du MMM est aussi revenu sur la Private Notice Question portant sur le Sugar Insurance Fund Board. Il a demandé à ce que « la lumière soit faite sur cette affaire ». 

Paul Bérenger a souligné que Xavier-Luc Duval avait fait « de graves allégations » et que le « ministre Mahen Seeruttun avait été nul ». Le leader du MMM a souhaité la mise sur pied d’un Fact-Finding Committee. « Si Xavier-Luc Duval se dit satisfait, ce n’est pas le cas pour nous. » 

Pour Paul Bérenger, le rapport de ce comité connaîtra le même sort que celui de l’affaire Sumputh : « dans un tiroir ». Le MMM a demandé la mise sur pied d’une commission d’enquête. Il est revenu sur les réponses du ministre Seeruttun au Parlement sur les procès-verbaux d’une réunion du SIFB et a exigé que le document soit rendu public : « Je demande à ce qu’il n’y ait aucune sanction contre les dénonciateurs. »

« Clarifier le système »

Concernant la réforme électorale, il est important, pour Paul Bérenger, d’avoir le wording de la loi. « Il faut clarifier le système de 6 à 10 élus optionnels », a-t-il dit. Le leader du MMM a requis que « le projet de loi soit circulé ». Douze élus à la proportionnelle, c’est peu, et le MMM penche pour 20. Paul Bérenger s’est dit contre le fait que « ce soit les leaders qui choisissent les 6 à 10 candidats ». 

Au sujet de la réforme électorale, selon Paul Bérenger, « aucune discussion n’est possible avec le gouvernement, car les dirigeants ne veulent pas discuter de certains aspects, dont les 6 à 10 élus optionnels ». C’étaient là, les points de désaccord. Il a cité, cependant, Le Défi Quotidien du 20 novembre, qui avait annoncé que la loi serait présentée : « Il est clair que cet article a été planté. » Des articles sur un nouveau projet de loi sur la déclaration des avoirs, qui allait être présenté au Conseil des ministres, avaient été publiés. Mais tel n’a pas été le cas, selon le leader du MMM. « Pourquoi provoquer une telle agitation dans Le Défi Quotidien et d’autres journaux ? » a demandé Paul Bérenger. Il a martelé que « la liste des avoirs des élus devait être rendue publique ».