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Sudhir Sesungkur : «Le MSM peut travailler avec n’importe quel parti, dont le PTR»

Sudhir Sesungkur

Le ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers fait le point sur la situation dans la circonscription no 10 (Montagne-Blanche/ Grande-Rivière-Sud-Est). Évoquant les prochaines élections générales, Sudhir Sesungkur estime que l’atout du Mouvement socialiste militant est qu’il peut travaillé avec tous les partis politiques, même le Parti Travailliste (PTr).

Est-il vrai de dire que vous avez en permanence votre lettre de démission sur vous depuis l’année dernière ?
La réponse est non. Il y a eu certes un article dans ce sens, mais c’est totalement faux.

Contrairement à vos collègues Showkutally Soodhun, Sanjeev Teeluckdharry et Roubina Jadoo-Jaunbocus, vous n’avez pas été contraint à la démission... Cela bien que vous fassiez l’objet d’une enquête policière, dans le sillage d’un incident survenu avec un photographe l’année dernière.
Vous devez savoir que je suis un des rares à avoir débuté avec le Mouvement socialiste militant (MSM) en 1983. Donc depuis sa création. J’étais un jeune militant et j’ai été conseiller de village pendant plusieurs années. Ce n’est qu’après plusieurs années que j’ai obtenu un ticket. Je me considère comme un politicien accompli. Pour répondre à votre question, je pense que le cas auquel vous faites référence n’a rien de commun avec ceux de mes collègues que vous avez cités.

Vous êtes au sein d’un parti où le leader insiste sur l’importance de la moralité.Cependant, votre colistier, Kalyan Tarolah et vous-même  avez été impliqués dans des affaires de mœurs...
Je tiens d’abord à dire que, concernant l’histoire des SMS, il y a une procédure légale en cours dont l’objet est une réclamation de Rs 25 millions pour diffamation à l’encontre de la dame et de son avocat. Attendez-vous à des développements dans les prochains jours.

Qu’est-ce que cela fait d’être souvent recadré par le leader du parti lors des réunions internes ?
Certaines personnes ont tendance à déformer les faits. D’ailleurs, ce qui a été dit la dernière fois concernant la circonscription no 10 n’est pas exact.

Le Premier ministre n’a pas non plus flatté la circonscription du no 10…
D’accord, il n’a pas flatté le no 10, mais il n’y avait pas que cette cirsonscription. Il ne m’a pas pointé du doigt. Par contre, je note que quand le Premier ministre me félicite pour le bon travail effectué au niveau international dans le cadre de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG) par exemple, on n’en parle pas.

Les choses sont-elles  compliquées avec vos colistiers ?
La situation au no 10 n’est pas inhabituelle. Dans n’importe quelle circonscription où il y a plusieurs personnes sur le terrain, des  problèmes peuvent surgir. Je pense toutefois que nos mandants should know with whom they are working et qui sera candidat. Nous devons savoir à qui rendre des comptes. Nous ne pouvons travailler dans l’incertitude. Un beau matin, une personne débarque et s’autoproclame candidat. Le lendemain une autre arrive et commence à prendre des initiatives... Et ces gens ne sont pas pour autant ticketable.

Faites-vous référence à Vikram Hurdoyal, un des derniers adhérents du MSM au no 10 ?
Je n’ai jamais perçu cette personne comme un fidèle du MSM. Dans le passé, il a fait plusieurs tentatives pour obtenir une investiture et il a toujours cherché à bargain sa position.  

La direction de votre parti a tout de même fait confiance à Vikram Hurdoyal. Remettez-vous en question le recrutement au sein du MSM ?
Je relate seulement les faits. Personne ne connaît la circonscription mieux que moi. J’ai dirigé le régional du no 10 pendant plusieurs années et je n’ai jamais vu cette personne dans aucune des instances du parti. Ce n’est qu’à la veille des élections qu’il apparaît et fait un forcing.  

Parlons de votre colistier, Kalyan Tarolah, sera-t-il facile de faire campagne à ses côtés aux prochaines élections ?
La situation crée certes un malaise. Il nous faut mettre toutes les chances de notre côté. Et puis, certaines décisions ne sont pas totalement entre nos mains, mais je préfère m’en tenir à cela...

Permettez-moi d’insister. Auriez-vous préféré un autre colistier à la place de Kalyan Tarolah ?
(Éclats de rire). Je préfère vous dire que le moment venu, on verra.

Pensez-vous que le Mouvement militant mauricien (MMM) reste l’allié naturel du MSM ?
Même si dans le passé, je me suis prononcé en ce sens, il est aussi vrai que j’ai dit qu’une alliance reste très difficile à réaliser. Je pense toutefois que le MSM est un parti qui a eu la chance de travailler avec tous les partis politiques locaux. Nous pouvons donc la capacité de nous accommoder. Le plus important, c’est le programme. Bien qu’on aime pointer ce gouvernement du doigt, il faut reconnaître qu’il a abattu un travail colossal et cumule les réalisations. Notre bataille pour les Chagos en est une preuve indéniable. Il faut aussi reconnaître les efforts du Premier ministre pour combattre la drogue.

Selon moi, si une autre équipe avait pris le pouvoir, ces deux dossiers seraient restés en souffrance. Sur le plan économique, le secteur de la construction qui était en difficulté avant les élections de 2014 est en train de connaître la croissance. Idem pour le secteur touristique. Il y a eu, dans  le passé une  mauvaise planification, notamment avec le programme d’un gradué par famille. Aujourd’hui, Rama Sithanen parle de chômage. Il oublie qu’il avait parlé de jobless growth et de dégraissage dans la fonction publique.

En somme, le MSM n’a pas besoin d’allié ?
Ce n’est pas ce que j’ai dit.  Je suis d’avis que le MSM peut travailler avec n’importe quel parti, incluant le Parti Travailliste.

Un Parti Travailliste avec ou sans Ramgoolam ?
Je pense que si Ramgoolam veut que le Parti Travailliste continue d’exister, il serait  temps pour lui de prendre du recul.

Le MSM est-il toujours à l’aise avec le Muvman Liberater (ML) ?
Le ML reste l’allié du MSM.  Nous n’avons jamais remis cela en cause. Le ML a été aux côtés du MSM pendant les moments difficiles et en politique, il faut savoir se montrer reconnaissant envers les personnes qui ont été là pour vous.

Le Premier ministre s’est dit déterminé à tenir une élection partielle à la circonscription no 7 (Piton/Rivière-du-Rempart). Est-ce une bonne idée alors que les élections générales sont proches ?
Je pense que le Premier ministre a un plan précis. Nous sommes conscients que la personne qui sera élue ne sera député que pour deux ou trois mois. Nous avons pris note de l’opinion publique qui s’est prononcée contre une partielle. Je vais, pour ma part, me rallier à ce qu’a dit mon leader, car  ce n’est pas moi qui décide.

Pensez-vous mériter un ticket aux prochaines élections ?
Je pense avoir encore du travail à faire. J’aurais souhaité être candidat et avoir la chance de servir mon pays davantage. En tant que ministre, j’estime  avoir abattu un travail conséquent dans un laps de temps relativement court. Il y a eu plusieurs réalisations, dont la conclusion du dossier Super Cash Back Gold. J’ai présenté un Blue Print pour le secteur des services financiers et plus récemment il y a eu le dossier ESAAMLG pour ne citer que ceux-là.

Les prédictions des prophètes de malheur se sont révélées fausses. Notre secteur attire des big players. S’il se portait aussi mal, le Fonds monétaire international (FMI) n’aurait pas émis un avis favorable sur les services financiers mauriciens dans l’Article IV. Le secteur financier est bien parti pour devenir le meilleur contributeur au Produit intérieur brut.

Cela malgré les critiques de l’opposition qui met en doute vos compétences…
Si vous faites référence à Reza Uteem, je trouve que c’est quelqu’un d’aigri qui est resté trop longtemps dans l’opposition. Tout ce qu’il propose, ce n’est que du bluff. Son amertune s’est accentuée après que son leader ait annoncé que le MMM se présenterait seul aux prochaines élections. Le MMM a été une faillite totale en termes de stratégie électorale. Ce parti a perdu toutes les élections sauf quand il a été en alliance avec d’autres formations politiques.

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