Streaming à Maurice : Netflix domine suivi d’Amazon Prime Video

Par Christina Vilbrin
Publié le: 16 mars 2026 à 15:30
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Le streaming gagne du terrain dans les foyers mauriciens. On compte 26 000 abonnés pour Netflix, 10 400 pour Amazon Prime Video ou encore 5 500 pour Disney+, selon les données disponibles.

Ces plateformes auxquelles les Mauriciens ont accès

Les opérateurs internationaux

  • Netflix
  • iROKOtv (iROKO+)
  • Amazon (Amazon Prime Video)
  • Disney (Disney+)
  • Apple (Apple TV+)

Les opérateurs locaux

  • Canal+ : myCANAL
  • Mauritius Telecom : des services de télévision premium via le protocole Internet (IPTV), DStv Stream (via My.T), SonyLiv
  • Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) : MBC Play et MBC SAT

Le nombre d’abonnés aux plateformes internationales de streaming vidéo

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netflix

Source : Compilation à partir de sites web de médias

Les quatre principales observations de la Competition Commission

  1. À Maurice, les services de streaming par abonnement sont en plein essor depuis ces dernières années, observe la Competition Commission. Toutefois, ajoute-t-elle, les plateformes mauriciennes de streaming vidéo en ligne demeurent relativement limitées en termes de volume et de valeur.
  2. « Le marché du streaming ne semble pas actuellement soulever de préoccupations majeures en matière de concurrence ou de régulation à Maurice. Les plateformes de streaming reposent principalement sur des effets de réseau indirects, leur valeur dépendant largement de la diversité et de l’attractivité des contenus proposés », note la Competition Commission. Bien que certains accords d’exclusivité existent entre des plateformes et certains fournisseurs de contenus, ceux-ci ne paraissent pas suffisamment étendus pour empêcher l’existence d’une concurrence effective sur ce marché, souligne la commission. « Plusieurs grandes plateformes produisent désormais leurs propres contenus originaux très populaires, ce qui élargit le choix offert aux consommateurs et réduit leur dépendance à l’égard de producteurs externes. Dans ce contexte, le risque de « basculement du marché » (market tipping) reste limité. De plus, étant donné que le marché du streaming en ligne est principalement international, Maurice est limité dans sa capacité à avoir un impact », fait ressortir la Competition Commission.
  3. Depuis le 1er janvier 2026, une TVA de 15 % est applicable sur les services numériques et de streaming des fournisseurs étrangers aux consommateurs mauriciens. « Cette mesure s’applique notamment aux services de streaming vidéo ou audio, aux applications, aux logiciels et à d’autres contenus numériques. Bien que cette politique ne vise pas directement la régulation concurrentielle, elle contribue à instaurer des conditions plus équitables entre les fournisseurs internationaux et les prestataires locaux », avance la Competition Commission.
  4. Une préoccupation plus pertinente pourrait être liée à la disponibilité de contenus locaux, notamment en créole mauricien, indique la Competition Commission. « Toutefois, compte tenu du stade naissant de la création de contenus à Maurice, ces préoccupations ne semblent pas, à ce stade, constituer un enjeu majeur du point de vue de la concurrence. Elles pourraient néanmoins faire l’objet d’un suivi dans les années à venir », conclut la Commission.

Le saviez-vous ? 

À l’échelle mondiale, plus de 300 millions de consommateurs utilisent des services vidéo « over-the-top » (OTT), tandis que les revenus mondiaux du secteur ont dépassé les 300 milliards de dollars en 2024.

Source : « Digital Market Landscape Report », rapport publié par la Competition Commission cette semaine

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