Politique

Stratégie du gouvernement concernant la dissolution des conseils de villages - Zouberr Joomaye : «C’est une prérogative du Premier ministre»

Zouberr Joomaye

Les représentants du gouvernement ont été évasifs quant à la stratégie employée suite à la dissolution des sept conseils de village en décembre 2018. Pour rappel, la dissolution automatique des conseils de village fait suite au délai légal de six ans, conformément au Local Government Act de 2011.

« La stratégie qui sera employée par le gouvernement concernant la dissolution des conseils de village est une prérogative du Premier ministre », a fait ressortir le porte-parole du gouvernement, le Dr Zouberr Joomaye, à la suite d’une question de Le Dimanche/L’Hebdo, samedi. Celui-ci était en conférence de presse aux côtés du Chief Whip Bobby Hureeram et du PPS Alain Aliphon.

Selon des recoupements d’informations, dans le courant de la semaine dernière, des officiers de la National Security Services (NSS) auraient approché des conseillers de district. Ceux-ci voulaient recueillir leurs propositions concernant celui ou celle qu’ils auraient voulu voir occuper le fauteuil de président jusqu’à la tenue des prochaines élections villageoises. Y aurait-il une extension des mandats des présidents ? Ou la dissolution des conseils menant à une élection interne au sein du conseil afin d’élire un nouveau président jusqu’à la tenue des prochaines villageoises ? Ou encore la dissolution des conseils et la nomination de cinq (voire plus) représentants par district, conformément au Local Government Temporary Provisions Act, comme appliqué dans les années 70-80 ?

Au niveau des conseils de district, certains conseillers demandent au gouvernement de préciser les choses, car ils sont « dans le flou ».

« Tout est possible. Le mieux serait de faire une élection en interne afin d’élire un nouveau président de district jusqu’à la tenue des prochaines villageoises, comme le préconise la loi. Notre budget destiné aux fêtes de fin d’année pour les enfants a déjà été voté. Le gouvernement, par le biais du ministère des Collectivités locales, doit expliquer les stratégies qui seront employées », avancent des conseillers sous le couvert de l’anonymat.