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Station de lavage de voiture en milieu résidentielle : critiques d’une voisine contre une gérante

car wash La plaignante n’en peut plus du bruit et d’autres agréments de ce ‘car wash’.

Marie Sylvie dit souffrir « le martyr » depuis l’entrée en opération d’une station de lavage de voitures le 9 février dernier dans la ruelle où elle habite. La gérante de la boîte est sa voisine. À longueur de journée, elle-même et les siens ont à subir un va-et-vient ininterrompu de véhicules avec ses désagréments. Elle se demande comment le conseil de district a bien pu autoriser de telles activités dans un lieu résidentiel. « Nous avons tout fait dans les règles », s’est défendu la gérante de l’entreprise.

L’appel de Marie Sylvie a pris l’allure d’un appel de détresse, du le ras-le-bol. À partir de ses déclarations sur les ondes de Radio Plus, on comprend que la sexagénaire avait refusé dès le départ de signer la lettre de consentement que lui avait présentée sa voisine pour la mise en opération du ‘car wash’ dans leur environnement. Elle ne comprend pas comment le conseil de district de Rivière-du-Rempart n’a pas tenu compte du fait que le lieu choisi pour de telles activités est une zone habitée.

La plaignante a expliqué sur nos ondes ce qu’elle-même et les membres de sa famille qui habitent dans différentes maisons le long de la ruelle ont enduré. Cette route est visitée à longueur de journée par des véhicules : voitures, mini-bus, bus et autres poids lourds, tous venant chercher les services de l’opératrice.

La journée est rythmée par le bruit des karchers, le sifflement des aspirateurs, le concert de klaxons et les éclats de voix. La station opère sur deux sites différents le long de la route pour le compte du même propriétaire. Le second se trouve juste à côté de la maison de la sexagénaire. La vie n’est pas facile, s’insurge cette dernière : « Je suis une personne âgée et je dois me reposer durant la journée. Ce n’est plus possible. En plus, la route que nous avons à emprunter chaque jour est devenue dangereuse. La boue se répand partout et un cours d’eau qui passe dans le voisinage est obstrué. »

Il n’y avait d’autre choix pour Marie Sylvie que de faire appel au conseil de district afin de «mettre un terme à de tels excès. » Elle dit s’être rendue en personne au conseil pour se plaindre. Sans résultats. Elle a aussi eu recours à des pétitions signées par des voisins. Là également sans obtenir la moindre réponse de la part de l’autorité régionale. Elle explique que les voisins qui avaient signé la lettre d’agrément au départ sont parmi ceux qui travaillent pour l’entreprise.

La gérante : «Les règlements sont respectés»

C’est en désespoir de cause que Marie Sylvie a décidé de se tourner vers Radio Plus pour plaider sa cause.

La rédaction d’Explik ou Ka a interrogé la gérante de l’entreprise. Cette dernière nous a donné les éclaircissements suivants :

 « Cela fait plus de trois ou quatre ans que nous avons obtenu notre permis. Toutefois, cela fait seulement six mois que nous avons commencé à opérer. Le permis nous a été accordé suite à une demande déposée au conseil de district. Je tiens à préciser que nous avons respecté tous les critères et conditions établis selon les termes régissant l’octroi des permis. Nous opérons de 8 heures à 17 heures et, au plus tard, vers 18 heures. » 

La réaction de Soobhiraj Ellayah, président du conseil de district de Rivière-du-Rempart, est attendue.

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