Soupçons de meurtre à Surinam : les fréquentations de Karan Etwar passées au crible
Par
Kendy Antoine
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Kendy Antoine
La découverte du corps sans vie d’un homme de 31 ans à Surinam a conduit à l’ouverture d’une enquête pour soupçons de meurtre. Les enquêteurs explore toutes les pistes et s’intéressent notamment à l’entourage ainsi qu’aux fréquentations de la victime.
Nuit agitée à la rue Mandir, à Surinam, samedi. Karan Etwar, âgé de 31 ans, a été retrouvé mort dans une mare de sang sur l’asphalte, à proximité d’une plantation de bananes. Il portait des blessures au visage et à la tête. L’autopsie pratiquée dimanche matin a révélé que le jeune homme avait été violemment agressé. Il a succombé à une fracture du crâne. Les limiers de la CID de Souillac passent au crible ses fréquentations. La victime ne serait pas inconnue des services de police. Pour l’heure, les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse quant au mobile de ce meurtre.
C’est vers 20 h 10 que la police de Souillac a été alertée de la découverte d’un individu gisant dans son sang sur l’asphalte, à la rue Mandir. Lorsque les agents se sont rendus sur place, ils ont retrouvé la victime, gravement blessée. Des éléments de la police scientifique ont été sollicités pour prélever le moindre indice.
Dans un premier temps, la thèse d’un accident avait été évoquée. Cependant, sur place, les policiers n’ont retrouvé aucun débris de véhicule. Les lieux étaient plongés dans l’obscurité et aucune caméra CCTV ne se trouvait à proximité. Le corps a été emmené à la morgue de l’hôpital de Candos. L’autopsie pratiquée dimanche a toutefois confirmé qu’il avait été victime d’une agression. Il a succombé à un coup porté à la tête, selon le rapport du médecin légiste. « La blessure causée sur sa tête ne peut être la cause d’une chute ou d’un accident », confie un proche de la victime. Dimanche, des soldats de la Special Mobile Force se sont rendus sur le lieu du drame. Ils ont effectué une battue à la recherche d’éléments pouvant faire avancer l’enquête.
La victime habitait chez ses oncles à Rivière-des-Anguilles, mais ces derniers ne pouvaient fournir de précisions sur ses déplacements. « Li sorti, li ale, li pa donn detay », explique Anamalay, conseiller du village et voisin du jeune homme. Ce dernier, comme les autres membres de la famille, est dans le flou et ne comprend pas ce qui a pu se passer. « Karan enn garson ki tras so lavi. Li res kot so de tonton. Zot finn donn li enn ti lakaz pou res ladan. Pa kone kinn ariv li. Yer gramatin (samdi), mo ti trouv li, apre tanto mo tann dir linn mor. Li pa’nn fer aksidan. Linn gagn kout sab, kout dibwa lor latet. Dokter mem inn dir nou sa. » Il ajoute : « Kot li ti gagne, li ti pe travay, bat bater. » Les funérailles de la victime ont eu lieu dimanche après-midi.