Soirée sous tension à St-Hilaire : Vishal et Mayur Shibchurn cités dans une affaire de violences

Par Reshad Toorab
Publié le: 3 février 2026 à 15:00
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Les Shibchurn, père et fils, lors d’une précédente comparution en Cour.

Une tentative de récupération d’un téléphone volé aurait dégénéré samedi à Cité CHA St-Hilaire. Deux plaintes déposées à quelques heures d’intervalle livrent des versions diamétralement opposées, impliquant Vishal et Mayur Shibchurn.

Que s’est-il passé en ce samedi 1er février à Cité CHA St-Hilaire ? Deux plaintes déposées le même soir, impliquant Mayur Shibchurn, 25 ans, et son père Vishal Shibchurn, font état de versions contradictoires des faits.

Selon la première déposition, Mayur Shibchurn, entrepreneur domicilié à Beeharry Lane, à St-Hubert, a constaté vers 16 heures la disparition de son téléphone portable Samsung rouge, estimé à Rs 25 000. L’appareil se trouvait sur une table dans son garage. L’exploitation des images de sa caméra de surveillance lui aurait permis d’identifier Vishal Coulon comme suspect. Un autre individu, Fabrice Gingambur, alias « Ti Rouge », aurait également été présent au moment des faits.

Accompagné de Fabrice Gingambur et de deux autres individus, Mayur Shibchurn indique s’être rendu à la recherche du suspect à bord de deux véhicules, un van Nissan rouge et une Jaguar. Après un passage infructueux à Plaine-Magnien, le groupe est retourné à Cité CHA St-Hilaire vers 18 h 10. C’est à ce moment, selon sa version, qu’un groupe d’environ 150 personnes, dont certaines armées, se serait attaqué aux deux véhicules à coups de pierres.

Les dégâts sont importants : la lunette arrière et le toit du van ont été fracassés, tandis que la Jaguar a subi des dommages à l’avant, à l’arrière ainsi que sur ses quatre vitres latérales. Le montant des dégâts est estimé à Rs 365 000.

Cependant, vers 20 h 40, une seconde plainte est enregistrée au poste de police de Cent-Gaulettes. Une habitante de la localité, âgée de 36 ans, affirme avoir été menacée. Selon son témoignage, elle se trouvait devant son domicile, observant ses enfants jouer, lorsque les deux mêmes véhicules se sont dirigés vers la maison familiale des Coulon. Elle soutient que six hommes en seraient descendus, armés de sabres et de samouraïs.

La plaignante affirme avoir reconnu Vishal Shibchurn, Mayur Shibchurn, un dénommé Badoo, ainsi que trois autres individus qu’elle dit pouvoir identifier. Ces hommes auraient agressé des personnes présentes dans la rue. Elle relate qu’à environ un mètre d’elle, Vishal Shibchurn se serait approché en tenant un samouraï. Lorsqu’elle lui aurait lancé : « Li pa bon seki to pe fer », il aurait pointé l’arme vers son cou en déclarant : « Taler mo touy twa…, sort la ale, nanye pa pou kapav fer. » Craignant pour sa sécurité, elle aurait pris la fuite.

Bien qu’elle n’ait pas été blessée, la trentenaire dit vivre dans la crainte que ces menaces soient mises à exécution. Son époux est cité comme témoin. La police a ouvert une enquête afin d’établir le déroulement exact des faits et de déterminer les responsabilités dans cette affaire.

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