À Sodnac : des résidents de l’avenue des Tulipes expriment leur ras-le-bol
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Le Défi Quotidien
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À Sodnac, les résidents d’un quartier alertent sur l’état d’une avenue laissée à l’abandon. Herbes hautes, déchets accumulés et nuisances sanitaires compliquent le quotidien de près de 800 familles, qui dénoncent un manque de suivi de la municipalité malgré plusieurs démarches.
À Quatre-Bornes, des résidents de l’Avenue des Tulipes, à Sodnac, sur le tronçon allant de la jonction Hillcrest Avenue jusqu’aux appartements de Dreamton Park, signalent une dégradation importante d’une avenue autrefois entretenue. Selon eux, l’absence d’entretien régulier a entraîné une prolifération de déchets et d’herbes hautes, créant des nuisances sanitaires et des risques pour la sécurité.
Pourtant, selon eux, pendant plus d’une décennie, la situation était tout autre. « Deux employés municipaux intervenaient une fois par mois pour tailler les herbes, nettoyer les abords et maintenir le quartier dans un état propre et sécurisé. Ce service public de base fonctionnait. Il garantissait la qualité de vie des habitants et la sécurité des piétons. Depuis l’arrivée de la nouvelle administration municipale, tout a cessé », explique-t-on.
Environ 800 familles sont directement touchées par la situation. Les conséquences sont graves. En effet, l’avenue est aujourd’hui un « véritable dépotoir », jonchée de déchets et de carcasses de véhicules abandonnés. « Les herbes hautes qui l’envahissent offrent des cachettes aux voleurs et aux toxicomanes, accentuant l’insécurité. Parallèlement, la prolifération de moustiques constitue un risque sanitaire réel, déplorent les résidents du quartier », ajoutent les plaignants.
Les habitants décrivent une situation qui affecte la vie de tous les jours, notamment celle des enfants, des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite. Cette dégradation, soutiennent-ils, entraîne également une chute de la valeur des biens immobiliers dans le secteur.
Les résidents indiquent avoir contacté la municipalité, un député de la circonscription et le maire à plusieurs reprises. Selon eux, les réponses reçues se limitent à des promesses sans actions concrètes. « Nous ne demandons pas des privilèges. Nous demandons simplement que la municipalité fasse son travail », expliquent-ils.