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Sit-in des infirmiers et « attendants » à l’hôpital Jawaharlal-Nehru, Rose-Belle

Une trentaine des membres du personnel de l’hôpital Jawaharlal-Nehru, à Rose-Belle, ont déclenché un mouvement de protestation en début de soirée du jeudi 26 mars. Leurs griefs : ils dénoncent ce qu'ils appellent la politique de deux poids deux mesures de la direction de l’établissement concernant la mise en quarantaine du personnel.

Des médecins qui ont été en contact avec un patient testé positif au COVID-19, sont placés en quarantaine dans un hôtel alors les infirmiers et « attendants » sont priés d’occuper la salle d’isolation 05 ou de rentrer chez eux. Il n’a pas fallu davantage pour susciter l’indignation de ces derniers. 

Déplorant la politique de deux poids deux mesures de la direction de l’établissement, ils ont décidé de faire un « Sit-in » devant le département « casualty » de l’établissement jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. « Depuis 15 heures nous attendons qu’on nous propose un lieu convenable pour nous placer en quarantaine », disent-ils. Pour eux, les deux solutions proposées par la direction de l’établissement hospitalier est outrageantes.

Ces pères et mères de famille confient qu’il n’est pas question pour eux de mettre la santé et la vie de leurs proches en péril après avoir eux aussi été en contact avec le patient qui a été testé positif au COVID-19 dans le courant de la journée du jeudi 26 mars. Ce dernier, un étranger, s’est présenté à l’établissement de Rose-Belle dans l’après-midi du 25 mars avec de la diarrhée. Plusieurs médecins, infirmiers et « attendants » ont été en contact avec lui.

Selon eux, la salle 05 - que la direction leur a proposée - avait été occupée par le patient étranger à un certain moment. car il s’agit d’une « isolation ward ». Cependant et en raison de ses symptômes de diarrhée, il a été admis dans une salle « médicale » avec d’autres patients. Compte-tenu de la contagiosité du COVID-19, ces 30 personnes craignent de rentrer chez elles car elles pensent avoir pu être potentiellement infectées tout comme les autres patients.

Rajshree Thylaymay, la présidente de l’Union des travailleurs du ministère de la Santé, déplore également cette politique de deux poids deux mesures. « Je n’ai pas de mots pour expliquer cette façon d’agir. Pourquoi on ne leur accorde pas le même traitement que les médecins pour une bonne prise en charge ? » Elle regrette également le manque d’équipements de protection individuelle (EPI) mis à la disposition des employés des hôpitaux. 

D’un côté, le ministère affirme que le nécessaire a été fait à ce niveau mais dans plusieurs établissements, bon nombre affirment n’avoir pas de gants ou suffisamment de masques pour travailler. « Que les officiers du ministère de la Santé viennent sur le terrain pour voir ce qui se passe » implore-t-elle.

Au ministère de la Santé, une voix autorisée nous a expliqué que les solutions proposés a ces employés ont été rejetées.

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