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Sir Hamid Moollan : «Si j’avais su que Gurib-Fakim n’avait pas obtenu l’aval du Conseil des ministres, je n’aurais jamais accepté de présider la Commission Sobrinho » 

Sir Hamid Moollan confirme que Me Yousuf Mohamed est venu le rencontrer pour aborder la question de la mise sur pied d’une commission d’enquête par l’ex-présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, sur Alvaro Sobrinho.

Sir Hamid Moollan a fourni ces détails lors de son audition par le juge Asraf Caunhye et ses deux assesseurs, ce jeudi 6 septembre, dans le cadre des travaux de la Commission d'enquête sur l'ex-présidente de la République.

Sir Hamid Moollan a affirmé que le matin du 16 mars 2018, alors qu'il se trouvait à sa résidence à Vacoas, il avait reçu un appel de l'avoué Gilbert Noël. Celui-ci lui a parlé de la Commission d’enquête sur Alvaro Sobrinho qu’Ameenah Gurib-Fakim voulait mettre sur pied. «I told him pending all formalities provided, I will agree», a indiqué  sir Hamid Moollan.

Le Queen's Counsel a ajouté qu’à ce moment précis, il n’avait pas demandé si l’avis du Conseil des ministres avait été sollicité pour  la mise sur pied de cette Commission d'enquête. Sir Hamid Moollan dit avoir, par la suite, adressé un courrier au Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour l'informer que la présidente de la République d’alors l’avait nommé comme président de la Commission d’enquête sur Alvaro Sobrinho. 

« N’avez-vous pas trouvé cela douteux que ce soit l’avoué Gilbert Noël qui vous appelle au téléphone et non l’Attorney General qui vous contacte à ce sujet ? » A cette question du juge Caunyhe, sir Hamid Moollan a répondu que c’est pour cela qu’il a adressé un courrier au Premier ministre pour l’informer qu’il accepterait cette nomination à condition que toutes les procédures soient respectées. 

L’homme de loi a également précisé qu’après s’être entretenu avec l'avoué Gilbert Noël, il a eu une seule conversation avec Ameenah Gurib-Fakim et qu’ils ne se sont plus parlé par la suite : « Notre conversation a duré 10 minutes. C’était pour me remercier d’accepter de présider la Commission d’enquête sur Alvaro Sobrinho. »

Sir Hamid Moollan a ajouté que Me Yousuf Mohamed lui a dit que l’ex-présidente de la République devait obtenir l’aval du Conseil des ministres avant d’aller de l’avant avec la mise sur pied de la Commission d'enquête.

Sir Hamid Moollan a aussi fait la déclaration suivante lors l’audience : qu’il est au courant que l’ex-présidente ne pouvait à elle seule mettre sur pied une Commission d’enquête. « Si j’avais su qu’Ameenah Gurib-Fakim n’avait pas obtenu l’aval du Conseil des ministres, je n’aurais jamais donné mon accord pour présider cette commission», a précisé sir Hamid Moollan.