Signature d’accords - Lutchmeenaraidoo : «Il faut de l’innovation dans la politique»

Par DEFIMEDIA.INFO . O commentaire
Signature d’accords

Alors que Maurice célébrait hier ses 50 ans d’indépendance, Vishnu Lutchmeenaraidoo, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que l’innovation au niveau de la politique à Maurice était nécessaire. C’était à l’issue de la signature de deux accords avec la France.

En ce 12 mars alors que Maurice célèbre ses 50 ans d’indépendance, posons-nous des questions sur notre avenir et notre capacité à donner le meilleur de nous-mêmes. Ces propos ont été tenus par Vishnu Lutchmeenaraidoo, ministre des Affaires étrangères, à Port-Louis, à l’issue de la signature de deux accords avec la France et d’un tête-à-tête avec le secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a également indiqué que Maurice devait innover dans tous les domaines, notamment en politique.

Le premier accord porte sur une subvention de quelque Rs 20 millions que l’Agence française de développement (AFD) accordera à l’État mauricien sous la convention intitulée « Fonds d’Expertise et de Renforcement de Capacités Climat ». Cette somme servira à financer études et expertises d’identification ou de faisabilité de projets dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et de l’assainissement de l’eau. Le second accord concernait l’AFD et Business Mauritius.

La cérémonie a été marquée par la présence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères. Sa présence, à l’issue d’un vent de changement dans le système politique français, a été le point de départ pour une réflexion nouvelle de la part du chef de la diplomatie mauricienne.

« Jean-Baptiste, vous êtes la vision nouvelle de la France. Je pense que Maurice aussi doit apprendre à innover et  rajeunir dans le processus. Il est clair qu’au niveau de la politique, c’est nécessaire. Il faut aussi que la nation se comporte de façon plus responsable », a affirmé Vishnu Lutchmeenaraidoo.

Et de renchérir dans la foulée : « Quand on est dans le pétrin, on se bat. En 1983, on était une nation qui se battait pour survivre. Maintenant, nous avons pris un peu goût à la facilité. Je pense qu’une introspection au niveau national est nécessaire, que chaque Mauricien doit se demander si nous sommes en train de donner le meilleur de nous-mêmes pour ce pays qu’on aime tant. »

Au début du discours, le ministre des Affaires étrangères a mis l’accent sur la transformation de Maurice depuis 1968. Et d’ajouter qu’alors que les experts britanniques nous avaient condamnés, le pays a prouvé sa résilience. Selon lui, Maurice est une nation très complexe où ses habitants ont appris comment vivre ensemble. « Dans une planète qui se déchire, Maurice essaie de dire qu’on peut vivre ensemble en tant qu’humains. »