Shirin Aumeeruddy-Cziffra : «Ce n’est pas nécessaire que je sois décorée pendant mon mandat»
Par
Patrick Hilbert
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Patrick Hilbert
Shirin Aumeeruddy-Cziffra revient sur sa déclaration faite vendredi soir après avoir été élevée au grade de commandeur de la Légion d’honneur par la France. Elle y avait fait la remarque qu’elle n’avait pas été décorée par Maurice, mais deux fois par la France. La Speaker revient aussi sur le « seating arrangement » concernant Paul Bérenger, Joanna Bérenger et Chetan Baboolall.
Votre remarque formulée lors de votre décoration au grade commandeur de la Légion d’honneur par la République française vendredi dernier, par rapport au fait que vous n’avez pas été décorée par Maurice a étonné. Qu’est-ce qui a motivé cette remarque ?
Je voulais simplement dire que « nul n’est prophète en son pays ».
Êtes-vous à la recherche d’une décoration mauricienne ?
J’ai indiqué que la Légion d’honneur ne se demande pas et ne se refuse pas non plus. Je pense que, pour Maurice, le principe est le même. Toutefois, en tant que présidente de l’Assemblée nationale, j’estime qu’il n’est pas nécessaire que je sois décorée pendant mon mandat, car cela pourrait donner l’impression d’un manque d’indépendance. C’est d’ailleurs à cette seule condition que j’ai accepté le poste de Speaker.
Pourquoi ne pas avoir été décorée lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron ?
Le président Macron me l’a annoncé lors du Banquet d’État en novembre dernier lors de sa visite d’État à Maurice, mais s’est excusé de ne pas avoir la possibilité de me remettre les insignes lui-même, faute de temps. J’ai donc fait appel à l’ambassadeur Frédéric Bontems que je remercie chaleureusement…
Mardi dernier, vous avez déclaré au Parlement être dans l’attente d’une correspondance de Paul Bérenger, leader du MMM, pour clarifier la situation sur sa position au Parlement. Les choses sont-elles plus claires maintenant ?
Non, j’attends toujours la lettre de l’Honorable Paul Bérenger. Il m’a téléphoné pour me dire que cette deuxième lettre me parviendrait lundi matin. À l’Assemblée nationale, nous sommes prêts à toute éventualité.
Paul Bérenger, Joanna Bérenger et Chetan Baboolall seront-ils présents mardi au Parlement ?
Je n’en sais rien. Toutefois, s’ils viennent, ils auront un siège réservé car, comme je l’ai déjà expliqué, chaque élu a un siège à son nom. Et, selon les « standing orders », c’est la Speaker qui définit où chacun sera assis.