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Sharma Ramphul, chef pharmacien à la Santé : «D’autres mesures seront en vigueur bientôt»

L’introduction de nouveaux règlements sur la vente de produits psychotropes est tout à fait justifiée. C’est ce qu’a souligné le directeur des services pharmaceutiques au ministère de la Santé, Sharma Ramphul. C’était au cours de l’émission Au cœur de l’info de Radio Plus, animée, hier, par Ruth Rajaysur et Patrick Hilbert.

De nouvelles mesures seront en vigueur à partir du 1er juin prochain pour réguler la vente de psychotropes. D’autres sont en préparation et seront introduites incessamment. Il s’agit d’un contrôle en temps réel, à partir du ministère de la Santé, par le biais de moyens électroniques de la vente et la gestion du stock des produits tombant sous la Schedule III de la Dangerous Drugs Act. C’est ce qu’a affirmé Sharma Ramphul, directeur des services pharmaceutiques au ministère de la Santé. Selon lui, ces nouveaux règlements s’appuient sur les recommandations de la Commission d’enquête sur la drogue, présidée par l’ancien juge Paul Lam Shang Leen.  Il a aussi souligné que des mauvaises pratiques justifient les nouvelles mesures préconisées par le ministère de la Santé. Parmi, des prescriptions de complaisances ou des produits tombant sous la Schedule III de la Dangerous Drugs Act commandés auprès de grossistes, mais qui n’arrivent pas jusqu’à la pharmacie.

Selon lui, ces nouveaux règlements vont mettre bon ordre dans la vente de produits psychotropes et responsabiliser à la fois les pharmaciens et les propriétaires d’officines, qui ne sont pour pharmaciens. Ceux qui ne se plieront pas aux règlements en vigueur verront leur licence annulée, a prévenu Sharma Ramphul. Il a affirmé que ces dispositifs de contrôle ne visent pas que les pharmacies, mais aussi les grossistes. Il a fait appel aux pharmaciens afin qu’ils dénoncent les prescriptions de complaisance venant des médecins.

Mais les pharmaciens ne l’entendent pas de cette oreille. Ils ont déploré l’absence de consultations avant l’introduction de ces mesures. C’est ce qu’ont déclaré Siddique Khodabocus, président de l’Union des pharmaciens et le pharmacien Ashwin Dookun. Pour ce dernier, les nouveaux règlements ne prennent pas en considération les horaires de travail des pharmaciens en lien avec les lois en vigueur. « Que va-t-il se passer si la livraison arrive en l’absence du pharmacien, est-ce que le livreur va repartir avec ? », s’est-il demandé. Cela alors que les nouveaux règlements exigent la présence du pharmacien pour la réception des produits tombant sous la Schedule III de la Dangerous Drugs Act.

Pour Siddique Khodabocus, la législation ne devrait pas concerner que les pharmaciens, mais aussi les propriétaires non-pharmaciens, les grossistes et les médecins. Puisque c’est le ministère de la Santé qui octroie le permis d’opération d’une officine aux non-pharmaciens, ces derniers doivent assumer leurs responsabilités, a fait ressortir le président de l’Union des pharmaciens.

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