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Shamima Patel : «Je suis une Mauricienne, féministe et fière de l’être»

Shamima Patel

Qui suis-je ?
« J’ai travaillé durant près de neuf ans dans la vente et le marketing avant de décider de me dévouer depuis quatre  ans à la cause que je défends : la lutte contre le cancer du sein au niveau de Breast Cancer Care (BCC). Je suis une Mauricienne, féministe et fière de l'être. J’ai passé mon enfance au Canada, car mon père y travaillait comme médecin, avant de retourner à Maurice à l’âge de 11 ans. Mon frère est né en Irlande. Divorcée et mère de deux filles, j’ai aujourd'hui refait ma vie. »

Mes passions
« Mon travail est la passion qui guide ma vie et cela m'apporte de la satisfaction. J’ai besoin de cette relation que je vis avec les patientes du BCC. J’aime aussi beaucoup cuisiner pour les autres. Pour moi, partager un repas, c’est partager l’amour. Je me passionne également pour les voyages, avec mon compagnon Philippe, nous aimons voyager, découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures. »

Mes forces
« Je suis une battante. Je ne lâche rien, tant que je n'ai pas atteint mon but. J’ai appris avec le temps à ne plus tenir compte des critiques. Qu’il valait mieux être critiqué, qu'ignoré. Qu’on parle de moi comme une musulmane extravertie, moi je l’assume. Mes seins cela sauve des vies. Plus rien ne m’atteint tant que je peux continuer à sauver des vies durant ma carrière. Je préfère être vraie plutôt que de me cacher. »

Mes accomplissements
« Je m'accomplis bien sûr et totalement au travers de BCC. J'ai ouvert quatre centres en quatre  ans, dont un à Rodrigues. Les gens pensent souvent que faire du social c’est simple. Mais en réalité, c’est encore plus de responsabilités. Je suis responsable de la vie des gens. C’est pouvoir aider encore plus les femmes, car je ne veux pas qu’elles se retrouvent dans la même situation que moi. Je me suis retrouvée malade, sans cheveux, sans sourcils, sans sein et sans mari. C’est tout ce qui fait ce que je suis aujourd'hui. Je suis sortie de là encore plus forte et accomplie. »

Mes faiblesses
« Je ne reçois d'ordre de personne...mais est-ce une faiblesse ? Je n’accepte pas l’injustice. Je suis capable de me battre contre l’injustice jusqu’à que cela me fasse mal et me ronge. »

Mon plus grand amour
« Mes deux filles forcément. Ce sont mes plus grandes fiertés. L'aînée est âgée de 28 ans, elle fait des études en psychologie industrielle au Canada et travaille avec moi comme psychologue de l’association. La seconde travaille dans le HR Retail Banking à la  HSBC. Nous sommes très proches à la fois, mais nous avons aussi une relation indépendante. Mon chéri aussi bien sûr. Nous sommes complètement différents de par nos religions, mais nous nous complétons. Nous avons chacun embrassé la culture de l’autre. Pour lui, ma cicatrice n’existe pas et qu'il m’aime en tant que femme. »

Je vous dévoile tout

Plutôt…

Jugnauth ou Ramgoolam ?
« Ni Jugnauth ni Ramgoolan...je suis apolitique. De par mon implication sociale, je me dois d'être apolitique et travailler avec tous les gouvernements en place. »

Poisson salé ou mine frit ?
« Poisson salé, sans oublier les piments cari. »

Robe de cocktail et talons aiguilles ou jean-basket ?
« Talons aiguilles, robe du soir, tous les jours s'il le faut. »

Casanière ou fêtarde ?
« Les deux. Quoique je sois bien moins fêtarde qu’avant. Il est important pour moi de pouvoir me poser de temps en temps avec Philippe chez moi. »

Bollywood ou Hollywood ?
« Hollywood à 100 %. »

Pavarotti ou Bob Marley ?
« Bob Marley que j’écoute actuellement dans ma voiture. Cela n’a bien évidemment rien à voir avec notre voyage récent à Amsterdam (rires). C'était un chanteur engagé comme je les aime. »