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Séquelles du rapport Lam Shang Leen : deux écoles de pensée sur le sort de l’Adsu

Alors que la commission d’enquête sur la drogue présidée par sir Maurice Rault avait sévèrement critiqué, il y a une trentaine d’années, la Flying Squad, l’unité qui luttait alors contre le trafic de drogue, celle présidée par Paul Lam Shang Leen en remet une couche en réclamant le démantèlement de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu). 

« The squad was blamed in the report as being a corrupt unit with some senior officers who were at the beck and call of notorious traffickers. » C’est ce qu’a tenu à rappeler l’ancien juge Paul Lam Shang Leen dans son rapport en faisant référence aux commentaires de la commission Rault. Il souligne que cette unité avait, par la suite, été démantelée. Actuellement en opération, l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) a aussi essayé  des critiques. Cette instance réclame la dissolution de cette unité et son remplacement par une National Drugs Investigation Commission à être  présidée par un ancien juge de la Cour suprême ou un magistrat.

Les avis sont partagés au sein de la brigade anti-drogue. « Est-ce que ce sera juste un changement d’appellation ou un changement dans le fonctionnement de la lutte contre la drogue ? Comment peut-on opérer avec un manque d’équipement ?», déplore un haut gradé de l’Adsu.Un autre policier n’hésite pas à évoquer le système de récompense qui, selon lui, serait une source de frustration parmi les effectifs de l’Adsu. « Seuls les policiers postés à l’aéroport ou ceux qui étaient engagés dans une affaire ayant débouché sur une condamnation qui ont droit à cette prime. La Commission Lam Shang Leen nous critique et réclame le démantèlement de notre unité alors que nous abattons un travail énorme contre les trafiquants. Les récentes saisies nous donnent raison », souligne-t-il.