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Selon The Economic Times : l’Inde s’en prend à la juridiction mauricienne

The Economic Times de l’Inde a fait sa une, ce samedi 7 juillet, sur une lettre envoyée par le gouvernement à la Haute Commission de l’Inde à Maurice.

La presse indienne rapporte que le gouvernement mauricien a exprimé son mécontentement par rapport au fait que le SEBI, régulateur du secteur financier indien, ait inclus Maurice sur une liste de 25 pays à haut risque. 

Après l’Afrique, c’est au tour de l’Inde de jeter l’opprobre sur le secteur offshore Mauricien. The Economic Times de l’Inde a fait sa une, ce samedi 7 juillet, sur une lettre envoyée par le gouvernement à la Haute Commission de l’Inde à Maurice. L’objet : une protestation contre l’inclusion de la juridiction de Maurice dans la liste des juridictions à haut risque par le Securities and Exchange Board of India (SEBI), le régulateur du secteur. 

« Unfortunately, there is no indication on the basis that has been used to include a country in the high-risk category », cite le journal indien dans son article. Selon un autre extrait de la lettre, le gouvernement mauricien estime que l’inclusion de Maurice sur cette liste découle d’une incompréhension : « The government of the Republic of Mauritius is deeply concerned by this situation and is of the view that the list stems from a misunderstanding of our financial services sector and has been based on incomplete information about our jurisdiction. »

La journaliste Reena Zachariah, qui signe l’article, précise que Maurice explique de manière extensive toutes les mesures prises pour se conformer aux normes internationales imposées par l’OCDE et le FMI. 

La liste en question compte 25 pays et a été dressée par des banques internationales, dont la HSBC, Deutsche Bank, Citi, Standard Chartered et JP Morgan. Cette liste a été remise au SEBI. Outre Maurice, la liste comprend les pays suivants : la Chine, les Émirats Arabes Unis, les Bahamas, le Bahreïn, les Bermudes, les Îles Vierges Britanniques, les Îles Caïman, les îles de la Manche, les Îles Cook, l’Indonésie, Guernesey, l’Île de Man, Jersey, le Koweït, le Liechtenstein, la Malaisie, Oman, les Philippines, la Russie, l’Arabie saoudite, la Thaïlande, Trinidad et Tobago et la Turquie. 

C’est la seconde fois cette semaine que la juridiction mauricienne fait parler d’elle dans la presse internationale. Jeudi 5 juillet, c’est le site d’information Zambia Reports qui révélait qu’une lettre du ministre des Services financiers, Sudhir Sesungkur avait atterri sur la table de la ministre des Finances zambienne, Margaret Mwanakawe. Le ministre mauricien y demandait la révision du Mutual Evaluation Report de l’Eastern and Southern Afria Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG) qui accuse la juridiction mauricienne de contribuer à l’évasion de fonds du continent africain.

S’il est entendu que le rapport ESAAMLG ne sera pas finalisé avant une réunion des ministres des pays membres aux Seychelles en septembre prochain, une source officielle confirme que le gouvernement mauricien poursuivra ses démarches au niveau de l’Inde dans les jours qui viennent.

 

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