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Sécurité routière : les Drug Tests au banc d’essai

Les appareils visant à détecter la présence de drogue dans l’organisme des conducteurs sont à l’essai depuis environ deux semaines. Aucun automobiliste, selon nos renseignements, n’a été verbalisé pour le moment. Cependant, cela ne saurait tarder, car la police passera aux choses sérieuses dans environ un mois. 

Les Drug Tests sont au banc d’essai depuis la promulgation des amendements à la Road Traffic Act, le 1er juin dernier. Dans la pratique, les policiers de l’Emergency Response Service (ERS) et ceux de la Traffic Branch qui ont été formés (Ndlr : à travers un atelier de travail théorique) sont en train de se familiariser avec les appareils de détection à travers des opérations qui sont menées à travers le pays. Ces derniers seront, à leur tour appelés à former leurs collègues dans les jours à venir. Des sources policières basées à l’ERS avancent, sous le couvert de l’anonymat, que « les opérations de drug testing et d’alcootest seront menées en simultanée ». Autrement dit : le conducteur suspecté sera soumis à deux tests par un officier de police lors des contrôles routiers. 

Urine et salive

Des policiers basés dans les divers postes de police du pays affirment que des formations entourant la manipulation des Drug Kits sont en cours. « Les statistiques démontrent qu’il y a un bon nombre de conducteurs se retrouvent impliqués dans des accidents après avoir consommé de la drogue. Nous sommes ravis de l’introduction des Drug Tests. C’est un avancement dans la lutte contre la consommation des substances illicites et la sécurité routière », font ressortir nos sources policières. Les Drug Kits, rappelons-le, peuvent déceler 13 types de drogue. L’appareil comprend deux composants qui permettent la détection de substances illicites dans l’urine et dans la salive du conducteur. 

Chromatographie 

Dans la pratique, tout conducteur soupçonné d’être dans un état second sera immédiatement contrôlé à travers un Preliminary Test. Il sera soumis soit à un test d’urine ou de salive, soit aux deux. Le Saliva Kit est suffisamment performant pour dépister sept catégories de drogues tandis que l’Uurine Kit pourra en dépister six. Si les résultats des tests sont positifs, le conducteur sera immédiatement transporté au centre hospitalier le plus proche afin d’effectuer un prélèvement sanguin. Les échantillons seront ensuite envoyés au Forensic Science Laboratory (FSL) à des fins d’analyses. La technique de la chromatographie sera privilégiée. La FSL a des appareils permettant la détection du taux de drogue dans les fluides corporels et autres échantillons sanguins. 

Une amende de Rs 25 000 à Rs 50 000

La loi sera intransigeante envers tout conducteur trouvé coupable d’avoir causé la mort d’une autre personne, alors qu’il avait consommé de l’alcool ou tout substance illicite. Il sera passible d’une amende qui oscillera entre Rs 25 000 et Rs 50 000 et (ou) d’une peine d’emprisonnement n’excédant pas cinq ans.

Au niveau de la Traffic Branch, on explique que la période d’essai de ce projet sera complétée dans les semaines à venir. « Une fois nos essais complétés, nous enclencherons la mise en opération totale du projet à travers le pays. Une politique de zéro tolérance sera appliquée. Les automobilistes qui prennent la route dans un état second seront verbalisés en vertu de la loi », indique-t-on. 

Selon nos sources à la Traffic Branch, il se pourrait que la brigade antidrogue (Adsu) soit appelée à collaborer avec la policière régulière lors des contrôles routiers. « Mais rien n’est encore décidé à ce sujet », affirme-t-on.

 

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