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Seconde réunion du comité de crise : mesures de soutien pour les plus vulnérables à l’étude

Par Patrick Hilbert
Publié le: 9 avril 2026 à 10:06
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La seconde réunion du comité de crise était présidée par Navin Ramgoolam.
La seconde réunion du comité de crise était présidée par Navin Ramgoolam.

Le comité de crise a soumis mercredi de nouvelles recommandations pour contrer l’inflation énergétique. Au programme : ajustements des tarifs du CEB, télétravail et aides ciblées pour les familles les plus précaires.

Le comité de crise chargé d’évaluer les impacts économiques et sociaux de la guerre au Moyen-Orient s’est réuni pour la deuxième fois ce mercredi après-midi, sous la présidence du Premier ministre Navin Ramgoolam. Cette réunion, qui a duré environ deux heures, a rassemblé une douzaine de ministres et permis d’examiner de nouvelles propositions venant s’ajouter à celles formulées lors de la première rencontre, qui était présidée par le ministre de l’Énergie Patrick Assirvaden, la semaine dernière.

Au menu des discussions : des mesures de soutien ciblées en faveur des populations les plus vulnérables, dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie et les incertitudes sur les marchés internationaux, qui ont des conséquences directes sur les denrées alimentaires importées. Ces propositions interviennent alors que les autorités cherchent à atténuer les effets d’une crise externe ayant un impact direct sur l’économie mauricienne.

Parmi les options à l’étude figure également une hausse temporaire du tarif de l’électricité. Cette mesure est envisagée en raison de la forte augmentation des coûts d’approvisionnement en huile lourde utilisée pour la production électrique. Pour le seul mois d’avril, le Central Electricity Board (CEB) devrait faire face à une dépense supplémentaire estimée à environ un milliard de roupies pour ce produit.

Les discussions ont également porté sur la sécurité des approvisionnements essentiels, notamment les stocks de carburant, les ressources énergétiques et les denrées alimentaires. À ce stade, ces approvisionnements sont jugés sous contrôle. Toutefois, dans un environnement international instable, ces éléments sont considérés comme critiques pour garantir la continuité économique et le bien-être de la population.

Plusieurs pistes ont été avancées afin de renforcer la résilience du pays. Elles incluent le renforcement des réserves stratégiques, la diversification des sources d’approvisionnement ainsi que la mise en place de mécanismes de réponse rapide en cas de rupture ou de hausse brutale des prix sur les marchés internationaux. La protection des ménages les plus exposés aux effets de l’inflation figure également parmi les priorités affichées.

Ces recommandations seront soumises au Conseil des ministres, ce vendredi. Cette étape devrait permettre de trancher sur l’adoption de mesures concrètes visant à amortir les effets potentiels de la crise.

Lors de la première réunion du comité de crise, mercredi dernier, plusieurs mesures avaient déjà été évoquées. Le comité avait mis en avant l’impact direct du conflit au Moyen-Orient sur l’approvisionnement en produits pétroliers, dont Maurice est entièrement dépendant.

Dans ce contexte, plusieurs mesures complémentaires avaient été discutées. Parmi elles, la promotion de la sobriété énergétique à travers la réduction de l’éclairage dans les espaces publics et commerciaux, ainsi que l’introduction éventuelle de réglementations assorties d’amendes pour limiter le gaspillage.

Le recours à des modes de travail alternatifs a également été envisagé, incluant le télétravail, le flexi-time ou encore des semaines de travail aménagées. Des adaptations similaires pourraient être envisagées dans le secteur éducatif, notamment par le biais de cours en ligne.

Enfin, des réflexions ont été engagées sur des solutions à plus long terme, telles que l’augmentation des capacités de stockage d’huile lourde et la gestion des pressions inflationnistes liées à la hausse des coûts énergétiques et du fret.

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