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À Sébastopol : un héritier mécontent démolit une maison

Mashsoud avait tous les documents relatifs à un terrain reçu en heritage. Il attendait les plans de l’architecte afin de les soumettre à l’approbation du conseil de district. La famille Takoory était loin de s’imaginer que des gens viendraient démolir leur maison en construction.

Le malheur s’est abattu sur cette famille issue d’un milieu modeste. Les Takoory habitent à Pointe-aux-Piments dans une maison qu’ils louent. Ils avaient reçu des donations, en argent liquide ou sous forme de matériaux, afin de se bâtir une maison vraiment à eux. Au départ, vu leurs pauvres moyens, ils voulaient la construire en bois sous tôles.

« Le terrain qui se trouve à Sébastopol, nous l’avions hérité de notre ‘Dadi’. La superficie est d’un arpent. J’avais donc entrepris les démarches nécessaires auprès d’un notaire pour procéder au partage, afin que tous les héritiers puissent obtenir une part égale. J’avais reçu ma part. J’ai voulu y bâtir une maison pour ma famille. Je devais obtenir la connexion au réseau du Central Electricity Board dans les jours à venir. Avec ce drame terrible, j’ai dû tout annuler » relate Mashsoud à notre rédaction.

C’est un mercredi soir du mois de juillet qu’il a reçu un coup de téléphone lui annonçant une nouvelle qui lui fera l’effet d’un choc : la maison en chantier avait été démolie. Sa famille et lui se sont rendus sur place le soir même. Sur les lieux, la famille découvre ce qui reste de la maison : un tas de gravats.

« Ces malfrats ont tout saccagé, la fosse septique a été défoncée et remplie de terre, les fondations ont été démolies. Ils ont emporté tous les outils des maçons, près de 45 sacs de ciment, ainsi qu’un réservoir d’eau que j’avais emprunté d’un proche », confie le quinquagénaire anéanti.

Selon des témoignages de voisins, un policier était présent sur les lieux tandis qu’un JCB et d’autres personnes procédaient à la démolition de la maison. Les voisins étaient loin de s’imaginer que c’était un acte illégal, donc nul ne s’est interposé pour stopper ce carnage. Au poste de police de Sébastopol, on nous indique qu’aucun policier n’a été dépêché sur les lieux ce jour-là. Ce qui laisse à penser que c’était un faux policier. Depuis cet incident, une enquête a été ouverte, mais aucune arrestation n’est intervenue à ce jour.

Que compte-t-il faire maintenant ? « Nous sommes de petits commerçants. Nous avons reçu l’aide de plusieurs sociétés religieuses pour construire notre maison. Où trouverons-nous l’argent pour tout reconstruire », dit l’épouse de Mashsoud.

Interrogée sur ce dossier par la rédaction, la police indique que « l’enquête est en cours et que de plus amples détails seront disponibles sous peu. »