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Sculpture mauricienne saluée au niveau mondial : l’homme qui parle au bois veut tout léguer en héritage

Ce Mauricien modeste et éminemment talentueux, qui a ouvert la sculpture mauricienne au monde entier, est catégorique. « L’île Maurice possède une sculpture qui non seulement fait sa fierté, mais qui suscite l’admiration au niveau international. »

Jean Lewis Dick sait ce qu’il affirme avec conviction, car de la Suisse, aux États-Unis, de la France aux autres pays européens où il a pu exposer ses œuvres, il a fait un tabac. À tel point qu’il reçoit de nombreuses invitations pour des symposiums et des conférences qu’il lui arrive d’animer. Il devient ainsi un « globe trotter » sur sollicitations, lui qui autrefois n’arrivait même pas à assurer l’essentiel pour sa famille. 

Le tournant de sa vie a été la poupée en bois qu’il avait mis en exposition à Bambous, laquelle avait frappé un couple de touristes suisses. Son œuvre a été présentée à un grand maître sculpteur suisse, qui l’a immédiatement contacté pour des expositions, tellement il a été fasciné.  

Et pourtant, cet homme qui était au bord du désespoir s’est révélé aujourd’hui un génie de la sculpture et peut vivre en toute quiétude de ce métier, qu’il tient à léguer aux autres. À cet effet, il tient une école de sculpture à Bambous après avoir lancé le regroupement artistique de Bambous.

Une formidable initiative qui a permis non seulement de découvrir d’autres talents, mais aussi ouvrir des débouchés pour ceux qui étaient en proie à la misère, ne sachant pas exploiter leur potentiel. Ainsi, il a non seulement fait sortir de l’ombre des artistes talentueux, mais aussi leur a permis de gagner leur vie.

Il aimait dire que dans les expositions à l’étranger, au vu des énormes succès qu’enregistrent les produits mauriciens, les artistes sont de nouveau invités pour venger « la raclée reçue » mais qu’à la fin, les artistes étrangers en reçoivent une deuxième.    

Il utilise unique-ment des troncs d’arbre et des racines ou des objets de bois et des roches qui sont jetés à la rue pour en faire des objets d’art très convoités. C’est un homme qui respecte la nature et qui ne tient pas à abattre des arbres pour constituer sa matière première. Il est un écolo sans le savoir.

Jean Lewis Dick, malgré ses 65 ans, veut léguer aux jeunes un véritable héritage artistique, car il est convaincu que les sculpteurs mauriciens sont parmi les meilleurs au monde. Cet homme, qui parle aux bois sculptés et anime des réunions pour des jeunes sur le thème Du bois qui parle, émerveillera de nouveau la Suisse au mois de juin pour un symposium qui regroupera 45 pays.

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