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Savanne : le problème des terrains en friche 

Les terrains en friche posent des problèmes.

Malgré le durcissement de la loi concernant les terrains en friche, ceux-ci ne sont pas nettoyés et entretenus. Le problème : il est difficile d’identifier leurs propriétaires. Pour sa part, le président du conseil de village de Savanne veut prendre le taureau par les cornes.

Quand les terrains en friche ne sont pas nettoyés et entretenus, ils deviennent vite le repère de personnes malveillantes. Certaines d’entre elles se cachent dans des buissons pour attaquer et voler les passants. C’est ce qui est arrivé au père de Sen V. qui habite à Samputh Lane, Surinam, le 4 février dernier. Alors qu’il retournait à la maison, il a été attaqué et dépouillé de sa chaîne en or d’une valeur de Rs 35 000 et de son portefeuille qui contenait environ Rs 450. La victime a rapporté le vol à la CID de Souillac et, selon son fils, d’autres passants ont été attaqués et détroussés ces derniers temps. La maison du jeune homme ainsi que celles des voisins est entourée de terrains laissés à l’abandon. 

Outre l’insécurité, le bruit provenant des terrains en friche empêche les habitants autour de dormir, comme l’explique Sen : « La nuit, on entend tout le temps des bruits de pas et des craquements et les chiens aboient sans cesse ». Sen souligne qu’il a déposé des plaintes à plusieurs reprises au conseil de district de Savanne. Kamalsaw Gajadur, le   président de cette instance, reconnaît les problèmes causés par les terrains en friche. « En fait, ce problème est présent partout. Certes, il y a des lois, mais ce n’est pas pour autant que les propriétaires font le nécessaire. Je suis peiné d’apprendre que ce monsieur a été attaqué et je sympathise avec lui. Bien entendu, nous sommes disposés à l’aider dans la mesure du possible », a-t-il déclaré à la rédaction.

Selon Kamalsaw Gajadur, le conseil éprouve de grosses difficultés pour retracer les propriétaires des terrains laissés à l’abandon. « Certains sont partis à l’étranger et d’autres ont vendu leur terrain et ne veulent pas divulguer les noms des nouveaux propriétaires », explique-t-il. Il ajoute « Nous voulons alléger les problèmes rencontrés par les citoyens, mais ce n’est pas toujours évident, car il y a des contraintes. Par exemple, un mois à peine le nettoyage d’un terrain, ce dernier est couvert d’arbres et de plantes, car il y a beaucoup de pluie. De plus, nous sommes à court de main-d’œuvre et il y a tellement de terrains à défricher... Ceci dit, je ne dis pas que nous n’allons pas venir en aide à ce monsieur. Au contraire, un cas d’agression dans la rue, c’est un cas de trop. » Kamalsaw Gajadur a invité Sen à le rencontrer à son bureau. 

Il a aussi indiqué qu’il a écrit aux propriétaires des morcellements, aux propriétés sucrières et à la National Housing Development Company dans le but de créer une banque de données concernant les terrains abandonnés de Savanne. Cependant, il regrette que tout le monde ne joue pas le jeu. « Certains refusent de donner des noms », avance-t-il.

La Cité Martial affectée également

La situation qui prévaut à Surinam existe aussi à la rue Tranquille, Cité Martial, Port-Louis. Plusieurs familles se plaignent de l’insécurité qui règne suite à la végétation qui a envahi les terrains en friche. Elles lancent un appel au lord-maire. Les photos parlent d’elles-mêmes.

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