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Santé et sécurité au travail: protéger nos ouvriers sur les chantiers

La sécurité au travail demeure un sujet délicat. Une simple négligence peut provoquer un accident grave ou fatal. Renforcer les législations et introduire de nouveaux règlements suffit-il pour protéger les ouvriers au travail ?

Yoosoof Jauhangeer: « Il ne faut pas réduire les dépenses liées à la protection des ouvriers »

[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"9308","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-14788 alignright","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"250","height":"300","alt":"Yoosoof Jauhangeer"}}]] L’expert en santé et sécurité au travail, Yoosoof Jauhangeer, estime que le nombre d’accidents fatals sur les lieux de travail a été réduit par près de 50 %, avec l’Occupational Health & Safety Act 2005. Toujours est-il qu’un accident est un accident de trop, dit-il. À cet effet, il recommande de faire preuve de stricte vigilance concernant la protection de la santé et la sécurité des employés. Yoosoof Jauhangeer conseille aux entreprises de ne pas réduire les dépenses liées à la santé et la sécurité afin de diminuer leurs coûts de production. Il rappelle qu’en cas d’accidents, les responsables de maintenance seront les premiers à être inquiétés par les autorités. Pour l’entretien des machines, il exige que le « Permit to work » soit respecté, c’est-à-dire que le responsable s’assure que la fourniture d’électricité de la machine soit coupée, la boîte où se trouve le connecteur est cadenassée et la clé reste avec le technicien, qui assurera la maintenance afin que personne ne puisse démarrer la machine par inadvertance. L’expert en santé et sécurité au travail insiste aussi que les ouvriers portent des équipements de protection sur les chantiers pour se protéger des accidents ou de tout danger.

Travail en hauteur

Yoosoof Jauhangeer recommande aussi que les travailleurs doivent passer des tests d’aptitude pour le travail en hauteur. Il demande aussi à ce qu’ils fassent des examens médicaux régulièrement. Il recommande aussi que les règlements pour le travail sur les échafaudages soient scrupuleusement observés. Il recommande une vérification des échafaudages chaque six mois par des personnes qualifiées. Il rappelle que l’entrée en vigueur de nouveaux règlements, qui devraient prendre effet en décembre dernier, a été reportée à mars 2016, car il y avait un manque de personnes qualifiées dans le domaine. Il souhaite que la formation d’une centaine d’inspecteurs soit assurée afin qu’ils puissent faire des inspections sur les sites de travail. Yoosoof Jauhangeer réitère son appel aux autorités pour la mise sur pied d’un ‘Health & Safety Council’ pour veiller à la santé et la sécurité. Il demande à toute entreprise, qui compte un minimum de 500 employés, de recruter un ‘Health & Safety Officer’ en permanence. Et qu’une entreprise, avec une dizaine de succursales, emploie deux ‘Health & Safety Officers’.

Reeaz Chuttoo: « Les employeurs doivent soumettre une copie de leur Risk Assessement »

[[{"type":"media","view_mode":"media_large","fid":"10241","attributes":{"class":"media-image size-full wp-image-17142 alignright","typeof":"foaf:Image","style":"","width":"250","height":"300","alt":"Reeaz Chuttoo"}}]] Pour le secrétaire de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP), la clé de voûte pour garantir la santé et la sécurité des ouvriers est l'évaluation des risques (Risk Assessment). Ainsi, il insiste pour que l'Occupationnal Safety & Health Act (2005) (OSHA) soit amendée afin de faire obligation aux employeurs de soumettre une copie de leur évaluation des risques au ministère du Travail, des Relations industrielles et de l'Emploi et à leurs employés. « Le fait que pareille clause ne figure pas dans l'OSHA occasionnent des abus de la part des employeurs », dit-il. Il estime qu'en raison de ce manquement et d'un accident fatal dans son entreprise, un employeur pourrait facilement reporter la date de ‘Risk Assessment’ et ainsi blâmer les employés en question, car ils n'ont pas respecté les directives et ainsi de se dédouaner dans cette affaire. Dans une correspondance adressée au ministre du Travail, des Relations industrielles et de l'Emploi, Soodesh Callichurn, le secrétaire de la CTSP, affirme : « Your Ministry is fully aware that such cases have been witnessed but is incapable of contesting same ». Les officiers du ministère, dit-il, ne sont pas à blâmer, car avec leur nombre restreint, ils font ce qu'ils peuvent, d'après leurs capacités. « The entire blame goes on all political deciders who fail to understand the paramount importance of giving a copy of all risk assessment to the Ministry and the workers », peut-on lire dans cette correspondance. Le syndicaliste se dit choqué d'apprendre que les discussions tripartites sur les amendements de l'OSHA 2005 doivent recommencer à zéro alors que tout le travail a déjà été fait sous l'ancien régime. Il trouve que c'est absurde et une perte de temps. « Does that mean that under the new administration everything must start anew », se demande-t-il. Entre-temps, dit-il, des travailleurs sur les chantiers de construction continuent d'être victimes d'accident. Pour le dirigeant syndical, il est faux de dire que le nombre est en baisse. Le licenciement des milliers d'ouvriers au cours de ces trois dernières années semble que le nombre d'accidents grave et fatal a chuté. Le secrétaire de la CTSP trouve aussi anormal que la loi autorise à un ‘Health & Safety Officer’ à travailler à temps partiel dans quatre différentes entreprises. Et, cela « Irrespective of the number of work sites with different geographical locations. » Il est d'avis qu'un Health & Safety Officer doit se limiter à une seule entreprise qui compte moins de 500 employés ou deux entreprises comptant un minimum de 100 employés. Il pense aussi qu'un officier ne doit pas travailler sur plus de deux sites de travail.

Le nombre d’accidents de travail au cours ces cinq dernières années

[lptw_table id="17144" style="material-blue"] Source: ministère du Travail

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