Santé - Chikungunya : 24 cas depuis le 1er janvier
Par
Jean-Marie St Cyr
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Jean-Marie St Cyr
Deux nouveaux cas de chikungunya ont été rapportés le lundi 2 février. Il s’agit d’un homme de 66 ans habitant Camp-Levieux et d’une femme âgée de 46 ans habitant Plaisance, à Rose-Hill. Ces deux cas se sont ajoutés aux deux autres qui ont été recensés le jeudi 29 janvier dans la région de Stanley, Rose-Hill, concernant une femme et un homme d’une trentaine d’années. Ce qui porte à six le nombre de cas locaux actifs de la maladie, selon le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé. Depuis le début de l’année, 24 cas locaux de chikungunya ont été recensés.
Le Dr Khodabocus fait ressortir que des cas continuent d’être détectés principalement dans la région de Rose-Hill et ses alentours, notamment à Camp-Levieux, Plaisance, Roches-Brunes et Stanley, malgré les actions entreprises. D’autres cas ont antérieurement été recensés à Cité La Cure, Sainte-Croix et dans les environs.
Suivant le protocole, des mesures de santé publique ont été prises autour de ces cas avec l’hospitalisation des patients afin qu’ils reçoivent les soins appropriés. « La Vector Biological Control Division (VBCD) est sur place pour évaluer le taux de moustiques dans les régions concernées. Il y a aussi des exercices de larviciding, mist blowing et de fumigation qui ont été effectués, ainsi qu’un fever survey », ajoute-t-il. La population, notamment dans les localités où des cas sont détectés, est invitée à prendre les précautions nécessaires, car des moustiques actifs porteurs du virus du chikungunya sont présents dans la région.
Le Dr Khodabocus annonce qu’une rencontre entre les diverses parties prenantes du Technical Working Group va se tenir dans les jours à venir et va réunir des représentants de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill, du ministère de l’Environnement, des Collectivités locales, mais aussi du Solid Waste, entre autres.
Le ministère de la Santé exhorte la population à faire preuve de beaucoup de vigilance afin qu’en cette période pluvieuse, il n’y ait pas de prolifération de moustiques avec le risque d’une augmentation du nombre de cas de cette maladie. C’est l’ensemble de la population qui doit s’assurer qu’il n’y a pas de gîtes larvaires dans sa cour et aux abords de son domicile, fait comprendre le directeur par intérim des services de santé. « Il faut prendre des mesures pour éviter les accumulations d’eau sur le toit de la maison et dans la cour, et bien recouvrir les réservoirs d’eau afin que les moustiques n’y aient pas accès », dit-il.
Le Dr Khodabocus ajoute qu’il faut aussi porter des vêtements à manches longues et utiliser des produits répulsifs afin de se prémunir des piqûres de moustiques. Il conseille à ceux qui ont des douleurs articulaires, de la fièvre et des éruptions cutanées de consulter rapidement un médecin pour obtenir le diagnostic et les traitements appropriés.