Faits Divers

Saisie des 95 kg de cocaïne : l’Adsu envisage une collaboration avec la France et le Maroc

L’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) enclenche les procédures. Son souhait : collaborer avec plusieurs pays, dont la France et le Maroc, dans le cadre de la saisie record de 95 kilos de cocaïne importée sur le territoire mauricien estimés à Rs 1,35 milliard.

Aux Casernes centrales, on affirme, pour l’heure, ne pas pouvoir déterminer si cette cargaison de stupéfiants qualifiés de drogue de l’élite était destinée au marché mauricien. Le colis, arrivé au pays par bateau, a été découvert dans l’après-midi du mercredi 10 juillet 2019 dans les locaux de l’entreprise Scomat. Les paquets étaient cachés sous le capot d’un engin de chantier.

Plusieurs correspondances seront échangées entre les autorités basées en France et au Maroc. Après avoir étudié le trajet entamé par le navire Hoegh Antwerp battant pavillon des Bahamas, l’Adsu a constaté qu’il a transporté le tractopelle vers Maurice après avoir fait plusieurs escales, notamment au Maroc, en France et en Afrique du Sud.

Tractopelle

Selon la brigade antidrogue, ce serait au cours d’une des escales sur le territoire français ou marocain que la cargaison aurait été placée dans le tractopelle. Une fois le passage fait à Port-Louis, le navire a mis le cap sur l’Australie, ce qui ne certifie pas la thèse que ces 95 kilos de cocaïne étaient destinés à Maurice.

Les enquêteurs de l’Adsu s’intéressent aussi aux documents liés aux procédures d’importation de la tractopelle utilisé pour transporter la drogue. Plusieurs employés de Scomat devraient être appelés à fournir des précisions. Pour la brigade antidrogue, il est trop tôt à ce stade pour faire des affirmations sur la destination des 95 kilos de cocaïne.  L’Adsu compte sur la collaboration des autorités portuaires et sur la compagnie chargée de l’affrètement de la tractopelle pour obtenir des précisions sur les importateurs et le destinataire. L’enquête sera menée en plusieurs volets. À commencer par les procédures de dédouanement qui auraient permis à l’engin de chantier de quitter l’enceinte portuaire sans être inquiété. Les enquêteurs se montrent prudents sur cet aspect. « On doit déterminer si la cargaison de cocaïne a été placée dans la pelleteuse avant ou après dédouanement. »

Selon les premières informations recueillies, l’engin a été importé du Brésil. L’Adsu n’écarte pas la thèse selon laquelle les commanditaires ou leurs lieutenants auraient fait des déplacements personnels en Amérique du Sud pour finaliser la transaction d’importation de drogue. En juillet 2018, trois kilos de cette drogue avaient été saisis sur le responsable d’un hôtel à Balaclava. Il voulait l’introduire dans l’établissement mais il avait été surpris par l’Adsu.

Des empreintes et de l’ADN ont aussi été prélevés. Les enquêteurs soupçonnent les colis de drogue venant du Brésil d’être passés par la France ou le Maroc. Dans l’après-midi du jeudi 11 juillet, la société Scomat a, à travers une agence de communication, émis un communiqué dans lequel elle dit que des sacs contenant des produits supposément illicites se trouvaient dans le capot d’une chargeuse. L’entreprise a signifié son intention de collaborer pleinement avec les enquêteurs.

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