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Sa sœur retrouvée morte - Nishan : «Nous ne ferons notre deuil qu’après avoir su la vérité»

Poonam avait comme projets de s'acheter un terrain pour y construire sa maison et de poursuivre ses études.

Drame, consternation et incompréhension sur fond d’incertitude. Ce sont les sentiments qui animent les proches de Poonam Jamnasingh, 39 ans. Le corps de la jeune femme a été retrouvé dans la matinée du mercredi 12 juin à son domicile à Nouvelle-France. Un sapeur-pompier, qui se trouvait au domicile de Poonam la veille, a été entendu puis relâché par la CID. L’autopsie a attribué le décès à une asphyxie causée par pendaison. Si la police privilégie la thèse du suicide, la famille dit ne pas y croire. Pour Nishan, le frère de Poonam, ses proches et lui ne pourront faire leur deuil qu’après avoir eu le cœur net sur ce qui s’est passé. 

Dans la journée du jeudi, des proches de la victime se sont entretenus avec la police. « Zot pe dir nou pena 'foul play', in met pendi sa », souligne Nishan au Défi Plus. Cependant, il y aurait, selon lui, plusieurs zones d’ombre et des éléments qui font douter. « Cette situation ne contribue pas à apaiser notre famille ». Il ajoute que ses proches et lui-même s’interrogent également sur l’heure exacte du décès de Poonam. Pour eux, il y a des incohérences car l’heure de décès inscrite sur le certificat émis par l’état civil et celle avancée par les enquêteurs, lors d’une conversation avec la famille, ne correspondent pas. «Ban polisie dir linn mor 6h00 gramatin lindi, l’état civil inn mette dese lindi soir». Tous ces éléments cumulés ne font qu'ajouter au désarroi de la famille Jamnasingh.

Nishan avance que même s’il est conscient que rien ne ramènera Poonam, il se dit prêt à tout faire pour tirer au clair les circonstances de son décès. Si des traces d’ecchymoses sur le cou de Poonam avaient intrigué les proches, l’autopsie a conclu qu’il s’agit uniquement de l’impact causé par la pendaison. 

Poonam avait rejoint un département du ministère des Collectivités locales, il y a quelques années. Depuis, une de ses collègues raconte que Poonam n’avait qu’une seule idée. « Li ti pe envi aste ene terrain e ranz so lakaz ». Sa priorité, selon un autre collègue, était de poursuivre ses études en vue d’obtenir un meilleur emploi. Nishan déplore que Poonam n’a pu poursuivre des études avancées en raison de la situation familiale. « Nou pa ti ena moyen e linn bizin al travay. »

« Kapav après nu pu rente en contact ek pompier »

« Kapav nou pou rant en kontack ek so kamarad pompier la ». Ce sont les propos de Nishan qui affirme vouloir poursuivre sa quête de vérité. Pour les proches, c’est uniquement l’ami de Poonam qui peut les éclairer sur ce triste événement. Nishan explique avoir croisé l’individu à quelques reprises mais sans lui parler. Pour l’heure, la famille se concentre sur les prières afin de respecter les rites pour les funérailles de la jeune femme.  

Au début, la police privilégiait fortement la thèse d’un acte malveillant, mais les enquêteurs ont revu leur position. La police étudie désormais la version du sapeur-pompier, amant de la victime, qui avait souligné avoir donné un bain à la victime, après avoir découvert son corps. Le sapeur-pompier a aussi avoué qu’il entretenait une relation discrète avec la femme de 39 ans depuis quelque temps. Il a expliqué qu’étant marié, il ne pouvait rendre cette relation publique. « Mo ti pe al res kot li des fois », a-t-il révélé aux enquêteurs. 

Une férue de sport

Poonam était aussi active dans le domaine sportif. Elle s’était rapprochée de l’équipe de volleyball féminine, basée à Curepipe, depuis un bout de temps. Elle se faisait un devoir d’être présente lors des matchs de l’équipe. Même lors des séances d’entraînement, Poonam ne ratait pas l’occasion d'apporter son soutien. 

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