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Sa demande pour une marche pacifique rejetée : Bruneau Laurette veut convoquer le CP en Cour suprême

Bruneau Laurette veut tenir une marche pacifique.

Le citoyen engagé, Bruneau Laurette, a saisi la Cour suprême. Il veut faire annuler le refus du commissaire de police (CP) face à la marche pacifique qu’il souhaite tenir le 7 novembre 2020, à Saint-Pierre, Moka. 

L’organisateur de la marche pacifique du 29 août 2020 à Port-Louis, Bruneau Laurette évoque, dans une demande en Cour suprême, une décision injuste à son égard. Notamment celle du commissaire de police (CP), Khemraj Servansing, d’avoir refusé de le laisser tenir une autre marche pacifique le 7 novembre 2020. 

Il a logé, le mercredi 21 octobre 2020, une motion devant l’instance judiciaire. Il demande à la Cour suprême de convoquer le CP devant le juge des référés pour expliquer sa décision. Il demande aussi de revoir ladite décision du chef de la police. L’affaire sera appelée le 4 novembre 2020. Bruneau Laurette a retenu les services de Mes Sanjeev Teeluckdharry et Vijay Kumar Dwarka, Senior Attorney. 

Dans un affidavit joint à sa demande, l’activiste avance avoir, le 15 octobre 2020, adressé une correspondance au CP, pour lui annoncer son intention de tenir une marche pacifique prévue pour le 7 novembre 2020. Il est question de partir de l’église Saint-Pierre à 13 heures pour finir à 16 heures au rond-point de Telfair, à Moka, en passant par la Route Royale d’Helvétia.

Le but de la marche, est de faire part des inquiétudes face à ce qu’il considère comme étant « la prévalence de la fraude, la corruption à tous les niveaux de notre société, la pauvreté qui s’accentue, la hausse du taux de chômage, la perte du pouvoir d’achat des consommateurs en raison de l’inflation et d’autres problèmes économiques. Aussi l’incompétence de certaines personnes à des postes de responsabilités de même que la prolifération de la drogue à Maurice et les dysfonctionnements des institutions à Maurice ». 

En pleine campagne 

Or, dit-il dans le document déposé en Cour suprême, que le CP lui a répondu le 16 octobre 2020, que sa démarche a été rejetée car cela risque de « perturber le quotidien de la ‘communauté locale’ en vue de la fête Diwali qui sera célébrée le 14 novembre 2020 et dont les préparatifs, débuteront à partir de la première semaine de novembre 2020 ».

Bruneau Laurette déclare, dans son affidavit, « ne pas comprendre » ce raisonnement, car les dernières élections générales ont eu lieu le 7 novembre 2019 et que la fête Diwali avait été célébrée le 27 octobre 2019, lorsque la campagne électorale battait son plein dans le pays. « À ma connaissance, cela n’a eu aucun impact sur la préparation ou célébration de la fête de Diwali », soutient l’activiste dans son affidavit. 

Il ajoute dans le document avoir récemment appris que les élections villageoises se tiendront le 22 novembre 2020. Il souligne que le jour de dépôt de candidatures a été fixé pour le 31 octobre 2020. Or dit-il, dans son affidavit, « Je crois sincèrement que la campagne électorale pour les élections villageoises sera à son maximum pendant le fête de Diwali et tous les villages seront engagés dans les élections entre le 31 octobre 2020 au 22 novembre 2020 » 

Bruneau Laurette évoque une décision injuste de la part du CP, d’où sa démarche en Cour suprême.

 

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