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Rue Edith Cavell : l’aménagement de «flower boxes» dénoncé par les opérateurs de van scolaire

Le manque d’espace de parking à la rue Edith Cavell, Port-Louis, est décrié par des opérateurs de vans scolaires. Ils feraient face à des difficultés pour déposer, puis récupérer des élèves à la sortie de l’école. L’intervention du ministre Alan Ganoo est sollicitée.

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 Jerry, opérateur d’un van scolaire.

Cette situation a été provoquée, selon eux, par l’aménagement de ce qu’ils estiment être des « flower boxes » des deux côtés de la rue Edith Cavell. Ces « flower boxes » qui contiennent, en fait, des graviers, longent, sur presqu’une centaine de mètres, cette artère très fréquentée de la capitale à hauteur des trois établissements scolaires : l’école Notre-Dame du Bon Secours, l’école maternelle Bethléem et l’école spécialisée APEIM, soit juste après la nouvelle Cour suprême. Selon Naden, un opérateur de van scolaire, cela engendre un problème majeur. « Des parkings qui s’y trouvaient ont été enlevés. Ce qui a, par la même occasion, réduit la largeur du chemin », avance-t-il. 

Ainsi, trouver un endroit pour se garer à proximité des écoles relèverait, selon lui, d’un véritable parcours du combattant. « Les enfants de Grade 1 doivent être récupérés en classe. Cette tâche revient à l’assistant qui m’accompagne. Pendant ce temps, faute de parking, je me retrouve à tourner en rond alors que j’ai déjà d’autres élèves avec moi dans le van », explique-t-il. Une situation qui peut être lourde de conséquences, selon Naden. « En l’absence de mon assistant, si un policier venait à me contrôler ou qu’un enfant fasse une chute, c’est moi qui vais être tenu pour responsable de l’incident », déplore-t-il.  

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Madhvi, chauffeur de van.

Naden ajoute que lorsque l’assistant revient avec une dizaine d’enfants, il se trouve dans l’obligation d’arrêter son véhicule au beau milieu de la route pour pouvoir les faire monter à bord. « Cela doit se faire rapidement, car j’obstrue, malgré moi, la circulation. Et les automobilistes ne manquent pas de me le faire savoir en klaxonnant de manière intempestive. Que se passera-t-il si jamais un des enfants se blesse ? Une fois de plus, c’est nous, les chauffeurs, qui serons mis à l’index », dit-il. 

Madhvi, également chauffeur de van, abonde dans le même sens. Il faut, selon elle, être aux aguets et attendre qu’un parking se libère pour pouvoir se garer. Si certains confrères, dit-elle, se montrent compréhensifs, d’autres ne cachent pas leur colère, car en ce faisant, elle obstrue la circulation. « Notre priorité reste la sécurité des enfants. Et trimballer une dizaine de petits sur une longue distance n’est pas une mince affaire. Si certains marchent en file indienne de manière disciplinée, d’autres le font de manière désordonnée. Ce qui fait que quelqu’un peut à tout moment trébucher et se blesser. Ce n’est pas évident d’avoir l’œil sur tout le monde », dit-elle.  

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Naden, également chauffeur de van.

Parkings spéciaux

Des parkings réservés aux vans scolaires devant les écoles. C’est ce que propose, pour sa part, Jerry, également opérateur de van scolaire et qui a 32 enfants à sa charge. « Les opérateurs de bus disposent d’arrêts d’autobus pour prendre ou déposer leurs passagers. Les opérateurs de taxi disposent de taxi-stands. Pourquoi n’a-t-on pas pensé à mettre en place des parkings pour les vans scolaires ? » demande-t-il. 

Le chauffeur fait ressortir qu’outre les trois écoles susmentionnées, il y a aussi d’autres établissements à proximité. « Un peu plus loin, il y a l’école Super Nanny et l’école Raoul Rivet », précise-t-il. 

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Shameem Sahadut, secrétaire 
et porte-parole de l’Association 
of School Bus Owners.

Shameem Sahadut, secrétaire et porte-parole de l’Association of School Bus Owners, en appelle, lui, au ministre du Transport et du Light Rail Alan Ganoo. « Il faut tenir compte que c’est le gagne-pain de ces opérateurs de van qui est en jeu. Nous demandons au ministre Alan Ganoo, qui est quelqu’un de compréhensible, de nous aider à résoudre ce problème », dit-il, tout en suggérant « le marquage de lignes jaunes simples afin que les vans puissent se garer le temps que les enfants soient déposés ou récupérés ». 

Shameem Sahadut demande aussi « la coopération des parents qui viennent récupérer leurs enfants à l’école en voiture ». « Nous leur demandons de chercher un parking un peu plus loin afin de permettre aux vans scolaires de se garer. Car un van ne vient pas récupérer un, mais plusieurs enfants », souligne-t-il.

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La circulation roule au ralenti à la sortie de l’école.

 

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